week end actif a Niagara falls et Toronto... et reprise
Finalement, je n'ai pas pu m'incruster dans l'equipe qui est parti aujourd'hui dans la foret boreale. Je n'ai pas dit mon dernier mot, et je vais batailler pour y aller en Aout...
(avis aux ex-internes barthousiens : Arthur avait exactement la meme photo sur son bureau)...et nous y retrouvons Stephane, un copain PVTiste (cf mardi 04/07).
Apres une promenade sur le front de lac, et un repas tranquilles, Stephane nous amene au Madison. Le Madison est un bar etonnant. Trois maisons cote a cote ont ete reliees et amenage en bar. Du coup, on y trouve des centaines de personnes. On se perd dans le bar tant il y a d'escaliers, de pieces, de patios... Tres amusant. Nous y buvons une pinte et allons nous coucher : il est deja tard et la journee du lendemain promettait d'etre longue.
Et longue, elle le fut. Apres un reveil aux aurores, nous allons dejeuner dans un Tim Hortons. Les Tim Hortons, c'est une chaine de coffee shops, et aussi bien plus que ca : une institution, voire meme un element fondateur de la nation canadienne (et j'exagere a peine). C'est tres simple, 400 metres dans une rue canadienne suffit pour trouver un Tim Hortons. Il y en a 3000 dans le pays, plusieurs centaines a Toronto. Les gens y passent (au comptoir ou au drive-thru) pour prendre un cafe et le boire ailleurs, au bureau ou dans la rue (notamment l'hiver). On y trouve aussi de tres bons muffins, et c'est la que Tim intervient dans mon histoire.
Une heure de Greyhound plus tard, nous sommes a Guelph Downtown pour retrouver Nadine et Toyota Matrix. La premiere est une copine de Julie, etudiante a Purpan et stagiaire a Guelph. La deuxieme est la voiture de location qui va nous amener a Niagara Falls.
Nous y allons par les petites routes. La region de Niagara est occupee par les vergers et les vignobles. J'avais entendu parler du vin de glace, la specialite de la region, produit a partir de raisins restes sur pied et maltraites par l'hiver. Nous nous arretons donc au hasard dans une Winery tres classe et degustons quelques gouttes du dit vin. Tres fruite, ultra sucre, vraiment tres bon. Et vraiment hors de prix, aussi. Nous partons et allons dans une winery moins classe. Ici, le vin de glace a des allures de vin jaune du Jura (notamment a l'odeur). Les ' vendanges tardives' sont vraiment excellentes (je repars avec une bouteille).
La route nous mene a Niagara on the Lake, qui n'a pas vraiment d'interet, sinon la quietude de son parc en bord de lac.
Nous continuons vers Niagara Falls. Nous ne passons pas vraiment dans la ville, et nous retrouvons en face du mur d'eau. Impressionnant. Je m'attendais a etre decu, ayant un peu peur du tourisme de masse... Mais j'avais tort, vraiment. La chute du fer a cheval est incroyable : une chute d'eau circulaire sur 260 degres.
Nous avons rendez vous au pont avec Stephane. Nathan et moi comprenons "sur le pont", et y allons. Le dit pont est la frontiere entre le Canada et les Etats Unis. Nous mettons donc 50 cents dans le tourniquet qui permet d'aller sur le pont (en ralant, car nous sommes des francais radins, et qu'un pont payant, franchement...). Stephane n'est pas sur le pont. En revenant, nous comprenons que nous avons pas ete malins en se retrouvant devant un bureau d'immigration. Il faut re-rentrer au Canada. Heureusement, nous avons nos passeport. Nous avons aussi l'air cons quand l'agent nous demande :
"- combien de temps avez vous passe aux USA ?
- on n'y a pas ete. en fait, on est alle sur le pont... mais c'est une erreur."
On aurait eu l'air encore plus cons si on avait pas eu nos passeports, mais la, ca va, on s'en tire avec le sourire.
La ville de Niagara Falls est kitch et infame. Des neons et des hulks geants partout, du mauvais gout, du bruit, des pieges a gogo-touristes. C'est moche mais interessant.
Nous rentrons, extenues. La soiree ne s'arrete pas la. Elle continue par un gros degat avec Nat a Guelph : la maitre de stage quebecoise de Julie organise une fete chez elle. Les quebecois se foutent de notre accent (incroyable!) et de nos chaussettes blanches... je leur rend bien a base de "crisse d'estie, t'es-tu ..." (merci a ciboire.com, le generateur automatique d'insulte en quebecois). Les heures passent. Nous piegons quelques trucs dans la maison (ketchup au tabasco, notamment), j'apprends d'un croato-canadien la prononciation de l'ile de Krk, je parle espagnol avec un peruvio-canadien, et nous repartons apres une bonne soiree (ou nous avons ete les seuls a faire les cons).
Dimanche, journee a Toronto. Je fais decouvrir la ville a Nat : les beaches,
Downtown,
et Kensington Market
Kensington market est le quartier des hippys et des junkies. Il y a des friperies, des magasins etranges. Une femme dans la rue est out of control et fait un scandale. Elle hurle et se debat dans son monde interieur. Une publicite mobile contre la drogue...
Apres tant de marche et si peu d'heures de sommeil, je salue Nathan et rentre chez moi.
Aujourd'hui, j'ai fait la connaissance d'Ofelia. Mon projet est un sous-projet de sa these. Cette doctorante mexicaine est vraiment tres sympa, c'est cool de bosser pour elle. Surtout que nous parlons espagnol, et que je prefere franchement les sonorites et les intonations de cette langue... :)
Une derniere photo pour finir : je vous presente Autoanalyser II (son surnom, sur la porte, c'est SucksALot [Fait-trop-chier, en francais]). L'avenir me le dira. En tout cas, bosser au labo alors qu'il fait 40 degre dehors, c'est pas si mal...
Txou!
ps : Thomas, l'article sur le betail canadien est en cours, je commence a avoir une idee sur quelques generalites de ce peuple.