Images aléatoires

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Origine controlée

Une carte avec toi dessus
Geo Visitors Map
Samedi 7 juillet 2007 6 07 /07 /Juil /2007 17:54


J'ai mobilisé tous mes talents de SIG pour dessiner tous les divers periples de mes 7 mois en Amerique du Sud. Sur carte, ca ressemble à ça. Mais au fond de moi, j'ai l'impression d'avoir presque rien vu du Cone Sud.

Les grandes idees de la carte :
- octobre-novembre : Lima - Terre de Feu - Montevideo
- fevrier : Montevideo - Mesopotamie argentine - Iguazu - Montevideo
- avril : Montevideo - Uyuni - Salta  - Montevideo
- pendant le reste du temps, decouverte de l'Uruguay .




J'ai un peu soupiré en faisant la carte. La Drome c'est sympa, mais pas autant. Certes, je rencontre des gens interessants ! Des equipes de polonais aucunement francophones. Des refugies politiques cambodgiens. Des arboriculteurs qui traitent leurs vergers et moi avec. D'autres pour qui la journee compte 4 apéros. Des equipes de réinsertion, des arboriculteurs en colère, des gentlemens-arboriculeurs qui cultivent quelques rangs derrière leur chateau.

Tout ca empeche la routine, fort heureusement, mais pas le décompte des semaines. Mais comme tous les ans avant les fetes de Bayonne, en somme... :)


Portez vous bien!
Par Fernand - Publié dans : fernando
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Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /Juin /2007 19:39

Montevideo est bien derriere moi. Parfois, je regrette les vues de mon balcon, entre autres. là, je revenais dans mes jeunes années où je jouais à GTA. Et GTA avec des charettes de cartoneros et les files d'attente de l'Etat Civil, ca m'aurait fortement réjoui.
Alors, pour faire vivre le souvenir de l'Avenida Uruguay et de l'esquina Convencion, je bois du maté regulierement. J'arrive meme a faire aimer ca a mon entourage.

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Valence, et son petit centre historique, ou mes pas me menent quelques fois.

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Une vue de mon bureau... La plupart des journees des semaines passees, on m'a envoyé dans la region de Tain l'Hermitage, Saint Vallier, tout ca. C'est sympa : il y a des gros coteaux qui surplombent le Rhone, les collectifs que j'encadrent prennent l'apéro a toute heure, et surtout : pas de sharka.

Cette fois ci, on m'avait envoyé dans le coin de Chantemerle les Blés (sans doute une porte d'entree derobee du Groland). La ligne de TGV passe a travers les vergers, et plusieurs fois par heure, un train passe avec fracas.

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Parfois, on m'envoie dans des coins au centre du foyer de sharka. Et là, c'est pas rigolo. Les arboriculteurs sont en crise. Chaque passage de chef d'equipe dans mon genre repere des dizaines, des centaines d'arbres malades qu'il faut arracher dans les plus brefs delais. Beaucoup d'arboriculteurs frisent la dépression. Très clairement, il n'y a pas grand chance de vaincre la maladie dans ces coins là. Ils le savent aussi.

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Le boulot n'est, la plupart du temps, pas desagreable. Je prends cher, a marcher 15 ou 20 km par jour sous le cagnard, mais finalement, c'est interessant. Et vu que ca ne durera pas beaucoup plus longtemps (un mois sans doute), ca promet de le rester .



Ce week end, j'ai vu Totov. Je l'ai entendu, aussi. Il a dit : on va se mettre cette montagne. La Chaumechaude!

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Et ils y allèrent. Ils marchèrent longtemps. Mais pas aussi longtemps que prévu. Par ailleurs, c'etait plutot facile. Pour pimenter l'ascension, Totov a cassé des roches sur toutes les falaises et nous avons taché de reconstituer l'histoire de ces calcaires. Lorsque nous ne tachions pas de definir la vie, libérée des préraisonnés sociaux, de l'honnête môlade.

Nous marchons d'abord dans la foret, puis a travers pente. Nous arrivons a la crete et la longeons avant de rejoindre un sentier emprunté par pas mal de randonneurs du samedi. Finalement, cette montagne n'est pas si inaccessible.

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Au sommet, tout a fait par hasard, nous rencontrons Orianne et son copain, Nicolas. Personnellement, a situation m'a paru amusante.

Ils prennent congé en nous confiant du materiel fort utile : une polaire (j'ai oublié mon pull dans la voiture), de la flotte (ca manque de ruisseau, la haut).
Nous ne modifions pas nos plans malgré notre avance. Nous montons un camp a une heure relativement avancée et entreprenons de faire un feu.

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La tente est plantee sur une crete. A gauche, la vallee de la chartreuse. A droite, la vallee de Chambéry et toutes ses lumières. La vue est belle. Et, magie de la montagne, les pates pas tres cuites agrementee par du concentré de tomate nous paraissent presque bonnes.


Le lendemain, Totov m'amène au Mont Eynard, qui domine Grenoble depuis une falaise à pic de plusieurs centaines de metres. L'aventure se termine ici, dans une ambiance pensive.

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A part ca, Yvan vampirise des oies au Svaalbard, loin après le cercle Polaire. Check this out !
http://grenouillesglacees.blogspot.com/

Par Fernand - Publié dans : fernando
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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /Mai /2007 19:02


Un mois et demi que les choses s'enchainent à la vitesse du ñandu enragé. J'ai perdu le controle... Un tour en Bolivie, un depart improvisé d'Uruguay, un périple à travers la France, un boulot, bref : une somme d'evenenements qui vous détourne des récits de césure.


D'abord, mes parents sont venus me voir en Uruguay. Les 15 jours qui ont suivi ont été intenses, à la limite de la violence. A peine le temps de montrer les gauchos, la consommation addictive de maté, le palacio Salvo et l'asado, et nous partions a Buenos Aires.
Mon cousin Thomas et Orianne nous promenaient en ville, et je faisais ma session de rattrapage des endroits touristiques que je n'etais pas encore allé voir : la foire de San Telmo ("Eh, trop beau les matés!!"), la Boca, Puerto Madero.

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Pas le temps de trainer. Un bus, 28 h de trajet, et nous arrivons a Huamahuaca, dans les Andes. Le mal d'altitude se fait pressentir dans ce village indien qui ressemble a beaucoup d'autres : les maisons d'adobe, la poussiere, les chiens errants... et un air de melancolie persistant.
Apres d'autres bus, et un train, nous faisons halte en Bolivie. Le passage de frontiere est impressionant. Une file de gens de tous ages avance, a moitie en courant, le dos chargé de paquets de plusieurs dizaines de kilos. De la farine, notamment. Un camion se decharge en Argentine, un autre se charge en Bolivie, et les gens triment.

A Tupiza, c'est parti pour 3 jours a travers les Andes, l'altiplano, et pour finir : le salar. Un tour, dans un 4x4, avec nous 4 comme passagers. Le principe du tour organisé chagrine mes aspirations de trip authentique, mais c'est ca ou se mettre 1000 km en velo dans la montagne.
Une fois l'altitude et les passages a 5000m supportés, le paysage est magique. Nous contournons des volcans et croisons des lagunes. Nous faisons fuir des lamas et des vigognes. Des viscaches braves et des flamands roses insouciants nous regardent d'un air fourbe. Nous traversons des villages en adobe ou les gamins nous regardent d'un air intrigués, et des camps de mineurs. Et presque partout, le paysage se reduit a des pentes seches, desolées.
De l'autre cote des cretes, le Chili. Impression bizarre de savoir ce qui se cache derriere le grand Licancabur : San Pedro. La zone est strategique : nous prenons un soldat bolivien sans vehicule pour quelques dizaines de kilometres. Un service militaire utile : une marche d'une journee toujours repetee.

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Le troisieme jour, nous atteignons le salar d'Uyuni. C'est une immensité blanche, du sel sur plusieurs metre. Il est plat, jusqu'a l'horizon. Le matin, le soleil se leve alors que nous sommes au milieu de ce nulle part. Mon ombre se mesure en centaines de metres.

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Plus loin, une ile perce la surface de sel. Des cactus et des oiseaux mangeurs de cactus sont la seule vie du salar. Avec les touristes americains qui prennent des photos artistiques...

Encore plus loin, les dalles de sel s'ouvrent par endroit. Les yeux du salar, dit-on. Ils laissent voir que sous le sel, il y a un liquide sursalé. Il colle à nos mains plongées ramasser des cristaux parfaitement rectangulaires. En toute discretion, ma soeur et moi prenons des photos qui se veulent aussi artistiques que celles des ricains.

Un peu après, la section dont les habitants du village d'à coté ramassent du sel, qui, une fois iodé, sera consommé.

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Et c'est le retour. A Uyuni, je trouve un superbe borsalino bolivien. Puis, je m'ebahis dans le cimetiere des trains. Pour un endroit abandonné, c'est le luxe. Sur une chaudiere de loco a vapeur defoncée, quelqu'un a ecrit : se necesita un mecanico con experiencia - URGENTE !

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Le retour est très long, quelques heures par des pistes inexistantes (un lit de riviere le plus souvent, comme en bas).

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La route de Montevideo nous mene a Salta, une ville assez agreable, puis a Curuzu Cuatia. Curuzu quoi ?? Une ville à la population largement descendante des guaranis, située dans un endroit tres strategique pour notre trip : entre Salta et Colon, en pleine savane. Une halte comme je les aime, sans savoir a l'avance ce que je vais voir, si ce n'est une ville au plan carré, aux maisons coloniales sans etage, sur la place de laquelle il fait bon deguster une glace. Mission accomplie. Je ne reviendrais probablement jamais a Curuzu Cuatia, ce qui rajoute de l'emotion a son souvenir.

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Un bus qui trace la savane, des dizaines de ñandus (dont deux qui se molestent a coup de becs), et c'est Colon. J'aime cette ville, au bord de l'Uruguay, avec ses rues de terre et son ambiance endormie.

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Nous retournons a Montevideo, juste assez pour manger un dernier asado et faire tenter d'avaler a ma famille un maté. Meme avec du tang dedans (heresie peut etre, mais c'est bon), c'est impossible... Devant une telle incapacité à s'integrer en Uruguay, ils preferent prendre leur avion de retour.


Pour ma part, je reprends mon stage et avance mon rapport. Un certain jeudi, je me rends compte qu'il est quasiment fini, que je n'aurai plus de travail, et que, macareù!, J'AI ENVIE DE RENTRER!!! J'en touche un mot a mon maitre de stage, fais mes recherche, achete un billet le vendredi pour partir le mardi et prepare mon depart. Je boucle le rapport, fais ma despedida le meme vendredi soir, et finis ce que j'ai a faire a Montevideo : aller a la feria Tristan Navaja, acheter 6 sabots creusés et 4 kg d'herbe à maté, un dernier tour dans la vieille ville; un gouter le lundi avec les collegues, et c'est fini.

Adieu Artigas, adieu la Croix du Sud, la rambla, le chuintement de la bombilla dans la calebasse de maté vide, l'heure et demie journaliere de bus 113, les empanadas, mes yaourts qui disparaissent, les soirées jusqu'à 9h du mat, les rues vides en fin de semaine, les marchands ambulants, adieu mes collocs, adieu le travail à la carte, adieu les revolutionnaires de la place de la Mairie, adieu les tangos du 3eme age sur la place Cagancha.

J'ai annoncé que je reviendrai dans quelques temps. C'est probable. Montevideo est une ville où la vie est belle. Mais il faudra aussi que je vive un moment a Valparaiso et a Brooklyn, que j'aille vraiment en Terre de feu et dans les profondeurs de la foret amazonienne, bref : que je reprenne la route et que j'aille plus lentement.


Et j'ai pris mon avion apres une nuit blanche a m'ingenier a faire rentrer 300 litres d'affaires dans 200 litres de sacs. Sao Paulo, Milan, Zurich et je retrouvais l'Europe. C'est pas pareil.
Le périple de malade commence : Freiburg, Nancy, Anglet, Toulouse, Avignon, Montelimar, les IA à Grignon, Paris, et retour precipité à Anglet. Je ne detaille pas. C'etait mythique...


Le retour precipité à Anglet, c'etait pour preparer ma nouvelle occupation, prendre la voiture, et tracer. J'ai un CDD de 2 mois à Valence (Drome, la fausse), ou je vais assainir mes finances en faisant quelque chose de plus interessant que le nettoyage des plages, ou autres joyeusetés basco-touristiques. Et avec de la chance, ca m'apprendra des choses pour l'ENSAT. Du tout bon. Il s'agit d'encadrer des equipes qui parcourent les vergers dromois a la recherche des symptomes d'un virus.

Aujourd'hui, c'etait mon premier jour sur le terrain. J'ai suivi l'equipe de Bertrand. Les gens qui verifient les arbres sont pour leur majorité des rmistes et des chomeurs en fin de droit, qui sortent pour quelques mois de leur galère. Ils fument clope sur clope, parlent affectueusement de leurs gamins et de leurs tours de garde, et abusent du buzz a la pause de midi.
René sort une lame et la met dans sa paume : "t'as vu, c'est la bonne taille, j'ai le droit de l'avoir avec moi!". Ca n'impressionne pas Manu qui fait collection de mini-surins et qui l'a dejà.
Aicha fait la gueule car Bertrand, raleur, lui a "mal parlé". Simone invite Manu à venir prendre l'apéro samedi. Arnaud est en mode zombie, tandis que Didier raconte qu'il s'est fait virer de son ancien taf pour avoir frappé son chef, "un ptit con de 20 ans qui voulait que tout le monde marche au pas". Bertrand comprend : "ouais, c'est normal de peter un cable, au bout d'un moment tu satures..."

Nous inspections des vergers en friches. Les vieux arboriculteurs ont depuis un certain temps laché l'affaire. Avec le virus de la sharka, et d'autres maladies tout aussi ravageuses pour les pechers et abricotiers, et les prix qui baissent, c'est l'effondrement. Nous nous frayons des chemins a travers les herbes haute. "Sharka! Met de la bombe, faut arracher...". Les arboriculteurs ne nous aiment pas beaucoup. Pour reperer les points cardinaux, c'est facile. Vercors a droite, Ardeche a gauche, nickel : le Nord est en face.

Ma vie a Valence commence doucement. J'ai une piaule dans une cité universitaire, pas trop loin du centre. Ca ne s'annonce pas palpitant, meme si j'ai quelques amis a une heure de transport. J'ai connu pire !
J'assiste aussi à des choses etranges. Le cybercafé où j'etais hier s'est fait racketé pendant que j'etais là. J'ai pas cherché a regarder, mais visiblement les deux types avaient un objet inquietant : "t'as vu !? On a investi!!! Ce soir, ca va etre ton soir, gros...". Clairement, le plus frappant en rentrant en France apres tout ce temps, c'est l'agressivité. Ca calmerait presque ma joie de parler sans freins avec les gens.


Je raconterai peut etre, de temps en temps, mon expatriation en Drome. Si vous voulez du plus exotique, Aloys entreprend de relater sa vie a Dubai sur http://schlemi.over-blog.com !



Par Fernand - Publié dans : fernando
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Samedi 7 avril 2007 6 07 /04 /Avr /2007 00:04
Depuis mon dernier article, j'ai eté en sortie terrain pour la deuxieme fois. Encore des forages a la terriere pour verifier mes cartes de sols et d'erosion.

Les cartes sont assez justes, respectivement a 89% et 82% - avant correction, ce qui est correct. J'ai donc presque fini mon projet. Il me reste a paufiner le rapport et a expliquer les cartes aux gens de la mairie de Florida, qui vont les utiliser pour mieux tirer parti des possibilités de la region.

Cette fois ci j'ai pris quelques photos : des paysages typiques, et mon maitre de stage qui manie la terriere.






Sans transition. Il y a quelques jours, un coucher de soleil sur la rambla après la pluie.


L'asphalte luit, les maisons pourrissent, les bus passent.


Dimanche dernier a commencé la Semana del Turismo. C'est comme la Semaine Sainte, sauf que personne ne l'appelle ainsi. On est laique ou on l'est pas.
A l'occasion, se tiennent durant toute la semaine deux foires, deux criollas.

Je suis allé a la Criolla del Prado, qui se tient dans un parc assez atypique. On y trouve des grands batiments aux allures de hangars, tout en briques et en mosaiques kitchs, dont les noms sont restés :  Bovinos, Ovinos, ... Tres probablement le lieu d'une ancienne exposition agricole mondiale, de l'epoque ou l'Uruguay etait une puissance importante et gagnait la Coupe du Monde de foot.



Cette foire reunit un peu tout et n'importe quoi. Il y a des barbes a papa, des mimes, de l'artisanat plus ou moins de bon gout : des vraies statues egyptiennes en platre jusqu'aux objets en cuir et aux matés. J'y ai d'ailleurs trouvé le maté de mes reves. Et Il y a aussi des chanteurs folkloriques, des restaurants sous tente, des expositions.

Et un rodéo. Qui attire plein de gauchos. Pas des gauchos de foire, hein, des vrais. Avec la ceinture, le chapeau, les espadrilles. Et le poignard a la ceinture.




Et ils s'amusent sur des chevaux sauvages. Dans un style academique.


Ou moins academique.


On m'a aussi rapporté un jeu beaucoup plus drole que se faire secouer par un cheval. Le jeu de la peau de vache. Materiel : un cheval furieux; une peau de vache tractee par le cheval furieux; un gaucho sur la peau de vache tractee par le cheval furieux.
Un sport de glisse à l'ancienne, en somme.

En tout cas, un endroit tres uruguayen.  La preuve : 1,26 maté et thermos par groupe de gens. Et ca. c'est la vraie marque de l'uruguayanité.

J'y emmenerai mes parents et ma soeur, qui arrivent demain matin à Montevideo. Ils passeront 15 avec moi, le temps d'aller voir le Nord Ouest argentin, le salar d'Uyuni, et l'Uruguay bien sur.

 
Par Fernand - Publié dans : fernando
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Samedi 17 mars 2007 6 17 /03 /Mars /2007 22:25
George Walker, l'homme le plus classe du monde, est assez vite parti d'Uruguay. En laissant derriere lui une bourde et de l'art de rue.
La bourde d'abord :
journaliste : "Comment se passe le voyage en Amerique du Sud?"
le president des Etats Unis : "Tres bien, la viande est tres bonne, ici au Venezuela."

Ca a fait plaisir aux gens. Pour une fois que quelqu'un ne confond pas l'Uruguay avec le Paraguay...

L'art de rue insiste pas mal sur le fait qu'Artigas, il aurait recu Walker a coup de pieds au cul. Ah, si on avait un ramasseur de coups de pied au cul qui se perdent...






Cette semaine, je devais partir en sortie terrain. Mais avec la rentree universitaire et les cours, mes tuteurs sont assez occupes. La sortie a ete repoussee, et moi, je suis au chomage technique.

Jeudi, profitant d'une accalmie entre les averses qui tombent tous les jours, j'ai pris un velo pour aller a Pocitos. Ce quartier, c'est la face moderne et branchee de Montevideo. L'autre centre, et celui qui prend l'ascendant sur la vieille ville.

Sur le chemin, l'artiste au robinet a encore frappé.


Et des dalles arrachées ont evolué differement de leurs congeneres encore en place.



Une fruiterie, un stock de cageots.


Enfin, Pocitos, sous un ciel menacant.



Ce qui m'a amene la, c'est l'expo de Yann Arthus Bertrand, la Terre vue du ciel, en escale sur la rambla de Pocitos grace à un partenariat culturel franco uruguayen. Le plus interessant, c'est la partie l'Uruguay vu du ciel. Les images de Montevideo ou de la pampa sont jolies et familieres...

Je rentre a la nuit, mouille par la pluie et par les embruns du río qui recouvrent la rambla.



Ces dernieres semaines, on a beaucoup parlé de la dengue. L'epidemie etait au Paraguay, puis est arrivee au Nord de l'Uruguay. Ca paraissait une question de temps avant son arrivee. Enfin, la nouvelle de 500 cas a Buenos Aires a precedé, vendredi, l'annonce de son arrivee a Montevideo.
Ca a pas l'air marrant, cette maladie. Ce qui ajoute a l'angoisse collective, c'est que personne ne connait exactement ses effets, ses symptomes. Si ce n'est que ca fait saigner et que les chances de survie sont plus grandes lorsqu'on ne l'a pas.
Le sujet est dans toutes les discussions. Les gens attendent l'hiver et les premiers froids.
Par Fernand - Publié dans : fernando
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