premiers pas au Canada

Publié le par Fernand

29 juin 2006

Je suis parti de Bordeaux le coeur serré. J'ai certes déja voyagé dans ma vie, et parfois tout seul. Mais là, s'envoler pour traverser l'océan, c'est quand même autre chose...
Bref, le sol français s'éloigne, c'est parti. Le vol s'écoule tranquillement, sans être trop long (7 heures et quelques, facile). Un faux film passe, je le regarde distraitement. Il s'agit 'Faux départ' de gens jeunes, beaux, qui paraissent travailler une demie heure par jour dans un taf de reve, et qui ont des problemes d'amour. Mouais. Le deuxieme film commence : 'Casanova'. La meme chose, transposée au 18eme siecle. Ya quoi à lire dans mon sac?

Enfin l'atterrisage à Montreal. L'avion s'arrête. Les gens applaudissent. Comme moi, ils doivent avoir secretement et affreusement peur de l'avion, et le soulagement d'avoir échappé à une mort affreuse doit les pousser à remercier l'équipage...
L'aéroport est flambant neuf, la douane et l'immigration sont vite passées. Même si je dois leur raconter l'histoire de mon nom, qui les intrigue car "pas très francais". La veille, mon frère m'avait raconté que la meme chose lui était arrivé en Floride, et je trouvais ca irréel. Ca doit finalement etre normal.

Je sors de l'aéroport et cherche un moyen de rallier Ottawa pour aller chez Nathan. Le moyen est vite trouvé. Le départ d'un bus Greyhound est prévu à 20 m dans 1 heure. Cela me laisse le temps de considerer un tant soit peu la situation. Rien d'étonnant dans le tableau. Des pubs pour Mercedes et les pages jaunes. Seul les drapeaux quebecois et canadiens en face de moi apportent une touche d'exotisme.


Dans le bus, premieres surprise : il y a de la place pour les jambes. Les trains sont hors normes : en longueur, en hauteur (2 containers), en traction (3 ou 4 locos). Les maisons sont coquettes, en bois et avec un perron, meme au bord de l'autoroute. La région entre Ottawa et Montreal est peu peuplée; de temps à autre, une ferme avec un immense silo, et une halte d'autoroute annoncée par des panneaux géants.


J'arrive à Ottawa. La station Greyhound est vraiment miteuse. Devant, un car wash tout aussi miteux, tellement qu'il en est superbe.

Le quartier est vraiment décrépi. Il vient de pleuvoir, la nuit tombe. Nathan arrive, et nous voila parti vers son logement. Ca fait plaisir de voir un ami Ensatien dans cet environnement inconnu et légerement hostile.

Nathan habite une maison avec deux Canadiens. La maison a l'air d'un squat... Les deux occupants permanents ont une passion pour les marionnettes, qui donne son nom à la barraque. Je rencontre aussitot Allan, un des collocs. Très chaleureux. Il entonne assez vite une chanson bien connue dans nos contrées à propos de l'anatomie d'un dénommé Dudule. Nathan a repris la chambre d'un marseillais, qui est resté 8 mois et a eu le temps d'apprendre quelques trucs francais à ses collocs... C'est rigolo d'entendre ca ici. Sinon, Allan a 3 petits boulots, et compte sur Nathan pour améliorer son francais. Apparemment, Allan et son colloc Steven sont assez roots. Outre les abords de la maison qui servent de debarras, ils sont végétariens et vélophiles. Dans la maison, masse de cartes des pays d'amérique centrale. Des affiches fustigent le libre échange et l'état. Ils sont communistes, ca creve les yeux !

Un plat de riz vite avalé, et je pars avec Nathan en vélo dans le centre, bravant les averses. On traverse un quartier Italien, puis Chinatown. Le centre a l'air beau. Des buildings, et aussi les batiments du Parlement attirent le regards. Nous prenons une pinte dans le quartier animé de Market, et on rentre. Je suis bien fatigué : normal, en France, il est 7 heures du mat...


30 juin

Nathan est parti au boulot, j'en profite pour faire la grasse mat et regarder un peu Internet. Nat' rentre, il sechera l'apres midi. A mon grand bonheur, puisque nous allons pouvoir visiter un peu la ville.

Nous prenons les vélos. Nous nous balladons au bord de la riviere Ottawa. Nous passons de l'autre coté. Ici, c'est le Quebec. Nous nous arretons quelques instant regarder des gamins disputer un match de base ball. Peu d'action, des règles pas évidentes, ce sport m'intrigue. Nous continuons au milieu des ripisylves, où Nathan me parle du West Nile Fever. Apparemment, les gens ici en ont peur. Il y a eu deux décès cette année. Il faut donc faire attention aux moustiques.
Nous passons près d'un barrage, et admirons Ottawa depuis Gatineau. Les batiments du Parlement ont de l'allure. Ils rappellent un peu leurs homologues de Londres; ce n'est surement pas un hasard. En regle générale, Ottawa me rappelle pas mal l'Angleterre. La patte des fondateurs est bien visible. 

Dans Ottawa, les gens s'activent pour préparer la fete du Canada, demain. Il va y avoir des concerts et d'autres grosses choses, on dirait. Les agriculteurs en profitent pour se faire entendre en garant des tracteurs devant le parlement. Ils ont semble t il les mêmes problemes qu'en Europe et s'en prennent à l'OMC, aux subventions,....

Nous montons à la Peace Tower, qui rappelle Big Ben et a été construite il y a 80 ans. Elle fait malgré tout figure de monument historique. Le Canada est vraiment un pays jeune. Sa capitale a à peine 150 ans.  De la haut, on surplombe Ottawa, la vue est interessante. Il y a vraiment des drapeaux à feuille d'érable partout. Ici, et surtout une veille de fête nationale, on ne rigole pas avec la patrie.

Nous rentrons nous reposer un peu chez Nat, j'en peux plus, et lui non plus. Des voitures klaxonnent dans Little Italy. On dirait que les Italiens sont qualifiés pour les demies finale du Mondial.


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Publié dans fernando

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S
Ahahaaaaa les agents de l'immigration canadiens seraient donc devenus aussi glands que les américains ?<br /> <br /> T'as de la chance, t'es pas bronzé, toi ! :D
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