Images aléatoires

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Origine controlée

Une carte avec toi dessus
Geo Visitors Map

Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /2006 17:39

D'Arequipa (il y a deja bien longtemps), nous avons pris un bus de nuit pour Tacna, derniere ville peruvienne avant la frontiere. Le bus s'est arrete 100 m apres le terminal pour charger des sacs qui attendaient tous seuls au bord de la route. Bizarre. Les sacs se sont averes etre des sacs de carottes.

Au milieu de la nuit, nous nous sommes faits reveilles par un controle de douanes, a la frontiere interprovinciale. Les flics ont fait descendre tout le monde, avec les bagages a mains, qui sont passes aux rayons X. Les types cherchaient des fruits et des vegetaux, pour empecher la mouche des fruits de rentrer dans cette region. Les soutes n'ont pas ete ouvertes, sans doute parce que le terminal est surveille et que les chauffeurs ne sont pas censes charger des sacs de carottes en fraude 100m apres le terminal... 1-0 pour la mouche.

A Tacna, nous avons pris un colectivo, une grosse voiture americaine en l'occurence, qui nous a amene a Arica, de l'autre cote de la frontiere. La dite frontiere a ete vite passee. Le douanier m'a dit "bonjour" en francais avec un grand sourire en voyant le drapeau sur mon sac. Bonne surprise, car on me parle anglais et on m 'appelle "my friend" depuis Lima...

Premier panneau routier chilien : "Santiago, 2085 km". Ca annonce la geographie du pays...

Nous quittons donc le Perou. Je rentre au Chili avec l'idee d'y trouver quelque chose entre le Canada et le Perou. Entre le Canada, ou les regles et les lois sont respectees scrupuleusement et sponsatenement par quiconque, et le Perou, ou les regles et les prix varient selon la personne. Entre l'opulence canadienne, le gaspillage presque, et les galeres peruviennes. Et ainsi de suite.

A Arica, nous prenons tout de suite un autre bus pour Iquique. La panamericaine trace a travers le desert. Assez vite, nous nous arretons a un controle fixe. Douanes. Ouvrez les sacs. Le controle est rapidement effectue, juste le temps d'acheter une empanada et de s'apercevoir que de ce cote de la frontiere, elles sont frites.

Avant Iquique, nous descendons du bus dans une ville fantome, Humberstone. Les villes fantomes, c'est la specialite du coin. Dans le desert, on a trouve a la fin du siecle dernier des gisements enormes de salpetre et de nitrate. Autour des mines, des villages se sont construits... et, dans les annees 30, ils furent tous abandonnes.
Nous partons donc dans les rues du village. Les toles dechirees gemissent dans le vent violent, des cuves ou des locomotives rouillent au milieu du desert. Le village devait etre assez grand, car il y a une ecole, un theatre, un hotel. Et le magasin du patron, ou les ouvriers depensaient les bons d'achat de leur paye.

Moi qui aime bien les endroits abandonnes, avec celui la, je suis gaté.

Nous reprenons un bus au vol. En bas d'une dune, coincée contre la mer, Iquique. Nous nous posons pres du port, a encaisser la fatigue du voyage. Les pelicans passent en rasant l'eau, des lions de mer aboient au loin. Une banda repete dans un espece de parc.

Nous achetons notre billet de bus de nuit et allons voir la ville, nous avons l'apres midi pour ca... Sur la place centrale (qui ne s'appelle pas Plaza de Armas), nous regardons les lieux et les gens.
Et nous notons les differences avec le Perou. Deja, c'est calme. Pas un klaxon. Bizarre, ce silence. Ensuite, une autre difference routiere : les gens ont des voitures a eux ! Du coup, les voitures ne sont pas a 90% des taxis... Il y a des gros 4x4, des pickups.
Les gens sont differents, aussi. Pas d'habits traditionnels! Il y a des gothiques, des jeunes a la mode.. Des gamins font du skate, du roller. Des plus petits pedalent dans des quadricycles. La encore, ca change. Les gamins qui jouent, au Perou, il y en a pas des tonnes. Soient ils passent en uniforme d'ecole (privee), soient ils bossent et vendent des trucs dans la rue.
Et ici, il y a des panneaux tsunamis, indiquant les voies d'evacuation, du plus bel effet.













Les fils electriques sont particulierement bordeliques.

A Iquique, beaucoup de maisons sont en bois, en pin d'Oregon exactement. Ca date de la grande epoque du salpetre... Les toitures en tole ont pas mal souffert, mais ca a de l'allure.

Au detour d'une rue, j'apercois un gars vetu d'un teeshirt rouge qui m'a l'air familier (le teeshirt). Un logo triangulaire au coeur, Inter-Agros ressortant d'un alignement en touche... Le teeshirt des Inter Agros ! Miladiou ! Tout compte fait, le gars qui le porte aussi m'est familier, d'ailleurs, il m'a reconnu. Mimil, de la FIF... qui est en stage dans les Andes chiliennes, quelques centaines de kilometres plus au Nord.
Ne vous fatiguez pas a calculer la probabilite d'une telle rencontre, ca fait pas beaucoup. Bout de gras discuté, coordonnees echangées, nous repartons sur nos chemins.

Le notre nous mene, en bus de nuit confortable, jusqu'a Calama et San Pedro de Atacama. Au milieu de la nuit, alors que nous franchissons une frontiere provinciale, controle de douanes. Tout le monde descend, ouvrez les sacs... Et une petite pensee emue pour notre espace Schengen.

Par Fernand - Publié dans : fernando
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