Images aléatoires

Origine controlée

Une carte avec toi dessus
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Vendredi 3 novembre 2006 5 03 11 2006 00:23

Depuis Puno, nous avons fait une petite escapade sur le Lac, ou plutot sur ses iles.

Le bateau colectivo a commencé par fendre la couche de lentilles d'eau qui recouvre le lac dans les environs de Puno. Bien epaisse, la couche. Du genre de celle qui fait plaisir aux etres vivants dessous. Peut etre parce que les egouts des 120.000 ames de Puno se jetent directement dans le lac?

Le colectivo a ensuite un peu navigué dans des chenaux entre les roseaux. Parce qu'avant la lentille d'eau, le Titicaca est riche en totora, des roseaux flottants.

Le premier arret du bateau, c'est sur une des iles des Uros. Vous avez bien lu le truc sur les roseaux? C'est important pour suivre. Ces iles des Uros, elles sont 100% artificielles et flottantes. A l'origine, la peuplade des Uros avait construit des bateaux en totora suffisament grands pour vivre dessus et echapper a des gens qui leur voulaient du mal. Maintenant, ce sont des vraies iles de quelques centaines de metres carres, avec leurs maisons,

leur port,

leurs panneaux solaires.

Tout ca, c'est quand meme un peu pour le folklore. Les derniers Uros sont morts il y a 50 ans, et des indiens aymaras des environs ont repris le secteur. Tous les touristes allant a Puno y vont ou y passent, et achetent un truc artisanal en roseau. Les gens vivent vraiment sur place, mais dans des maisons en tole sur des iles flottantes, un peu plus loin.
Un peu factice, tout ca... Mais on est pas plus betes d'avoir vu ca.


Quelques longues heures de bateau... passés les roseaux, les deux pilotes laissent la barre a un gamin, et partent macher religieusement de la coca a l'avant.
A l'arrivee, il y a des vraies iles, en pierre et tout ! Nous debarquons sur Amantani, ou vivent quelques 4000 habitants tirant leur pain quotidien de leur lopin de terre... et des voyageurs. Les familles recoivent chacune leur tour. En arrivant, nous sommes donc "attribués" a Clara, qui s'avere peu bavarde et pas si vieille qu'elle n'en a l'air. Nos espoirs de partager le quotidien de notre famille d'accueil seront vites decus. Meme pas un repas ensemble...
Le soir, la fille ainee viendra nous parler (apres avoir tente de nous vendre des bonnets). La discussion avec Vicky, 21 ans, est assez triste. Elle n'a jamais ete a l'ecole et a commence a travailler tot dans les champs. Notre chance de faire des etudes superieures et d'etre a 10000 km de chez nous est difficile a supporter, face a la resignation de Vicky.

 D'Amantani, nous verrons ses terrasses, ses parcelles familiales, son orage.

L'ile est plutot pauvre, mais d'une pauvrete digne. Pas d'electricite et pas d'eau courante (on boit l'eau du lac), ce qui force les gens a vivre avec le soleil. Pas de voiture. Chaque famille cultive sa parcelle de patates, de carottes et de tomates. Le reste de la ration de base (riz, mais) est acheté a Puno.

Les gamins du coin ont trouve le truc pour gagner des bonbons ou des pieces sans trop s'ennuyer a etre convaincant. Ils ont un pipeau ou une flute de pan, et suivent les etrangers en jouant tres fort, tres pres, et plutot mal. Les nerfs craquent vite : "tu veux un bonbon??!".

En haut de l'ile, un temple a la Pachamama et un au dieu du Ciel. Vu ce qui nous est tombé dessus, il devait etre assez mecontent des hommages a la flute de pan.


Le lendemain, nous passons quelques heures a Taquile. Je dois dire que je n'en ai pas vu grand chose, terrassé par une hypoglycemie (ou truc du meme effet). Globalement, c'est a peu pres la meme idee qu'Amantani.


De retour a Puno, nous assistons a un giga-concours de flutes de pan. Une vingtaine de flutes, des grosses caisses, et des danseuses devant qui font voler leur jupe, facon folklore bolivien. Faut dire que la frontiere n'est qu'a 80 km.

Beaucoup d'animation dans la ville !

De la, nous partons pour Arequipa.

Par Fernand - Publié dans : fernando
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