Images aléatoires

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Origine controlée

Une carte avec toi dessus
Geo Visitors Map

Vendredi 25 août 2006 5 25 08 2006 18:39

Jeudi 17 aout

La matinee est douce. Le jour se leve peu a peu, nous remontons dans le truck sans manger, et c'est reparti.

Le Lac Superieur offre des vues magiques, avec le soleil ras...


Nous nous arretons frequemment regarder le paysage.



Au Nord de Sault, c'est deja le grand Nord. On ne rencontre qu'un village de 800 habitants tous les 100 km. Ces villages ne sont pas comme le reste du Canada : pas de fast food, pas de Tim Hortons, pas de magasin a vrai dire. Une station service, un motel, eventuellement un General Store pour touriste, et c'est tout.
Enfin, pas tout a fait. SI vous avez vu le film Fargo, vous vous rappellez sans doute de la statue kitch de Paul Bunyan, le bucheron geant, qu'il y a dans la ville...

Ici, c'est pareil. Chaque ville a une kitchissime statue du heros local, ou de son embleme lorsque la ville n'a enfante personne dont les gens se souvienne a plus de 10 km a la ronde.

Nous traversons donc Wawa et ses statues d'oie geantes (la nouvelle et la vieille).





Nous nous arretons ici pour manger dans un restaurant se proclamant "Viking". Il est 10h30, je presume que c'est l'heure du dejeuner, alors je me remplis la panse.

Nous quittons Wawa, presumee etre l'enfer des autostoppeurs. Une legende locale dit que lorsque l'on arrive a Wawa en stop, on y reste. Pas moyen de choper un ride. Une definition comme une autre du bout du monde...

Puis White River et sa statue de Winnie l'ourson. Car le plantigrade qui a inspire l'histoire, il a ete capture ici, et pas a Winnipeg comme les gens le croient ! Non mais !

Puis Rossport, ou la vue sur le lac est parfaite.


Le ciel gris et les rochers polis par les glaciers se confondent avec l'eau.

Sur la route, nous ne croisons que des gens que l'on peut rentrer dans des categories :
- des camions de marchandises, souvent a deux remorques (64 tonnes); souvent  aussi des camions de bois.
- des gens en camion U-Haul, pour demenager soi meme... souvent dans leur route vers l'Ouest parfois le camion tracte une berline.. Et souvent le camion porte d'immenses publicites patriotiques "never forget 9-11", avec des aigles, des soldats, la statue de la Liberte, des choses de ce genre
- des binomes de cyclistes qui se mettent la Transcanadienne. Ils ont du courage, de rouler sur cette route ou les camions passent a 100 km/h. En meme temps, comme je l'ai appris precedemment, les routes sont rares au Canada, et le concept de petite route de campagne ou d'itineraire bis n'existe pas
- et enfin, les gros trucks des locaux.

En dehors de ca, rien. Et on comprend en voyant les villages que les seules activites, ici, c'est l'extraction de matiere premiere. Le principal employeur de la region, c'est la Domtar ou la Tembec, les usines de pate a papier. Quelques mines, d'or ou autres, completent la chose. Et des motels et des stations services ou s'arretent tous les gens de passage sur la Highway.

La route longeant le lac est tres valonne. Le bord du lac n'est pas plat, non, ce sont des grosses falaises et des mesas abruptes. Ce qui donne une certaine allure aux lieux.

De temps en temps, des troncs calcines longent la route, comme pour donner plus de force aux panneaux encourageant a ne pas faire de feu en cas de vents, etc...


A Marathon, nous faisons des courses, et mes collegues me demandent de leur faire des repas francais, deux. Ils sont curieux et veulent en verifier la reputation... Nickel. C'est pas facile de trouver des ingredients utilisables pour des plats typiquement francais, mais je fais mon choix...

Je prend le volant du truck pour relayer Kevan. Oula, ca fait bizarre de pas avoir de levier de vitesse, et de rien avoir a faire avec le pied gauche. Mais ca vient vite, et j'amene l'equipage a bord port jusqu'a Nipigon, arrivee.

Ignorant le sens du mot "trailer", j'avais une idee tres floue de l'hebergement qui nous attendait. Aussi, lorsque nous nous arretons sur un parking pour caravanes, je suis assez surpris. Mes collegues descendent du truck, et echangent quelques mots avec un geant patibulaire. Immense, bedonnant, sale, une casquette sur la tete, il porte un pull dechiré de partout, et mache un cookie avec soin. Le gardien des lieux ?
Point du tout, au bout de 2 phrases, Kevan et Carrie parlent avec lui de Leaf Area Index et d'autres concepts tres forestiers. J'ai du mal a m'imaginer ce mec comme chercheur.
Trois autres gars arrivent. Ils se ressemblent pas mal. Costaud et ventru, sales et barbus, casquettés, avec des gueules de vieux hard rockeurs... Ce sont des forestiers gouvernementaux, ils logent dans la caravane a cote, et nous la pretent le temps de leur long week end. Et c'est ma premiere rencontre avec les mythiques bucherons canadiens.

Kevan nous cuisine une omelette aux legumes crus et une puree, et au lit.

Par Fernand - Publié dans : fernando
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Vendredi 25 août 2006 5 25 08 2006 18:02

Me voila de retour a Guelph, apres une semaine passee au Nord, dans la foret boreale. Apres 3000 ou 4000 km de route, des journees de travail jusqu'au coucher du soleil, une aurore boreale, des demonstrations de cuisine francaise, et apres avoir survecu aux ours et au beurre de cacahuete, je peux vous relater comment  ca se passe "Up North".
Un recite par jour sera sans doute le plus facile a ecrire et a suivre. J'espere que vous avez du temps devant vous, ca va etre long et ca va faire mal aux yeux !! Hesitez pas a aller voir les photos de "Nord Ontario", il en reste beaucoup d'interessantes que je n'ai pas pu mettre sur cette page.

Mercredi 16 aout.

Un lever avant l'aube sera la premiere épreuve de l'expedition. A 5h45, Kevan passe donc me chercher chez moi avec l'énorme truck au coffre chargé a ras bord. Un detour au centre ville pour aller chercher Carrie, et l'equipe est au complet.
Nous prenons la route pour le Nord. Itineraire choisi : traverser la Peninsule de Bruce que j'avais tente de rallier a velo, prendre le ferry pour traverser le lac Huron. Ensuite, par la Transcanadienne, longer sa rive nord jusqu'au Lac Superieur., et longer le lac jusqu'a Nipigon, ou nous logerons.

Le premier arret est a 1h de Guelph, dans la ferme du directeur de labo. Celui ci nous prete deux echelles, dont une tres grande (6m), qu'a construit son pere. L'echelle est en magnesium, ce qui a son importance : c'est facilement inflammable, a l'instar des bougies-torches d'anniversaire (vous savez, celles qui font des etincelles de partout sans chaleur ?). Et Carrie, qui monte a l'echelle pour echantilloner, elle sterilise ses instruments avec de l'alcool et un allume gaziniere. D'ou une certaine apprehension.
Le directeur du labo nous gratifie aussi d'un pack de 24 bieres restant de son mariage, il y a une dizaine de jours, et c'est parti.

Voila la bete qui nous conduit : un enorme truck 4x4, neuf, qui consomme de l'essence en calisse. L'Universite de Guelph le loue pour 2 semaines a chaque fois que Carrie et Kevan vont echantilloner (tous les mois!).

Nous traversons donc la Peninsule de Bruce. Le paysage n'est pas fondamentalement different de ce que j'avais vu : des champs, des vaches et quelques bois.
 A mesure que l'on avance, la foret se fait plus dense. Les routes canadiennes et leurs lignes droites interminables offrent toujours de belles images.

Nous arrivons a Tobermory, au bout de la peninsule. C'est  un port sur le lac Huron, ou nous devons prendre le ferry.

En attendant le ferry, nous nous posons a une terrasse. Il est 11 h, ca ressemble a un petit dej'. Je choisis une specialite canadienne, un Bagel with Cream Cheese, qui est un espece de pain annulaire, coupe en deux, grille, avec du saint moret dedans. Ca se mange.
A la fin du repas, je me rend compte que le labo va nous payer la bouffe et les courses. Une semaine de decouverte aux frais du labo, on dirait...

Nous montons sur le ferry.
 
 

  
Les mouettes suivent le bateau. J'ai d'abord pense qu'elles jouaient a planer dans le deplacement d'air du bateau, sans un coup d'aile... Mais le fait que les gens nourrissent les mouettes au vol n'y est sans doute pas etranger non plus.


Ne vous y trompez pas, je n'ai aucune passion pour les mouettes.
Nous debarquons et le trajet reprend sur les iles Manitoulin et l'autre rive du lac Huron. Les iles Manitoulin, autrefois indiennes, exploitent desormais le filon pour vendre des objets kitchs aux touristes dans des Trading Posts reconstitues.

Je fais peu a peu connaissance avec mes collegues.
Les deux ont 27 ou 28 ans, et se sont lances cette annee dans un Master (6 ans d'universite, si j'ai tout compris). Les points communs s'arretent la.
Carrie a toujours vecu pres de Toronto. Elle est canadienne depuis plusieurs generations, et est de lointaine origine ecossaise. Comme elle dit, elle a beaucoup d'energie. Elle est toujours en speed, pas stressee, mais occupee. Elle parle beaucoup, notamment de son stage au Costa Rica, ou alors chante les chansons a la radio. Et elle connait toutes les paroles de toutes les chansons (im-pres-sion-nant).
Kevan, lui, il vient de l'Ouest. Il habite une petite ville d'Alberta, pas loin des montagnes Rocheuses, et sa famille est d'origine mennonite. Avec ses longs cheveux roux et sa barbe epaisse, il a l'air d'un viking. Il est vegetarien, et il a pas mal roule sa bosse autour du monde, en travaillant dans des fermes bio a Taiwan, aux Philippines, en Nouvelle Zelande, au Nicaragua... Et il a passe du temps dans une ONG au Sierra Leone dans les zones de conflits. Mais il en parle pas ou presque. Il ne parle pas souvent, a vrai dire.


De ce cote du lac, la foret est dense. Nous suivons desormais la Transcanadienne, qui est une deux voie en bon etat - chose rare au Canada ou la plupart des routes sont rendues tres mauvaises par l'hiver, le froid et les chasses neiges. Elle longe le lac et croise quelques villages delabrés tous les 50 km. Espanola, Spanish, Thessalon, ils se ressemblent tous, sauf dans l'evocation des pays des fondateurs de la ville.

Puis, alors que le soir s'annonce, nous arrivons a Sault Ste Marie. Cette ville, situee sur le Lac Huron et sur le Lac Superieur, a la frontiere du Canada et des Etats Unis, est un carrefour important. Je n'en verrai que les habituels Zellers, Canadian Tire, Burger King par dizaines et ses rues immenses.


A 18h, nous mangeons dans un restau italien fort bon. De diou, rien depuis mon morceau de pain de ce matin ! J'aurais du m'en douter qu'a 11h, c'etait le dejeuner !!!
Et nous roulons encore une centaine de kilometres sur des routes qui s'etendent jusqu'a l'horizon...


Nous nous placons derriere un poids lourd, pour eviter les elans. Ces bestioles la debarquent sur la route tres facilement, la nuit, et sont tellement lourdes qu'elles molestent la voiture. La rencontre avec un elan est souvent fatale... alors autant s'abriter derriere les camions.
L'autoradio crache du rock, la nuit s'ouvre devant nous, je suis le roi du monde.




(NB : cette video ne montre rien de spectaculaire, juste l'ambiance sonore et visuelle)

Nous nous arretons dans un motel comme il en existe des centaines d'autres sur la Transcanadienne.

Par Fernand - Publié dans : fernando
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Mardi 15 août 2006 2 15 08 2006 21:25
J'ai profite du dernier week end pour aller voir Montreal et les "Francais" a l'est de chez moi...
En effet, pour les Ontariens et les autres canadiens anglophones, les Quebecois ne sont pas des Canadiens. Ce sont des Francais etablis au Canada. Quant a moi, je dois immanquablement preciser que je suis un francais de France. Etrange...

Vendredi, apres une journee calme, j'ai pris le bus pour Toronto puis Montreal, de nuit.

Je suis arrive (un peu fatigue), a Montreal, alors que la nuit se dissipe juste. Les environs de la gare de bus ne sont pas tres rassurant. Ils y a des vendeurs de quelque chose a chaque coin de rue. Les tags sur les maisons m'agressent :
Hostie !! C'est des oufs ici !

Pour le plaisir, une photo de calice et d'hostie. Prends ca, sale lecteur ! Ahahaha !

Un peu plus loin,  un panneau veut recruter des volontaires. Une grande corvee ! Super !

Les bases sont posees : ici, ils parlent francais, mais vraiment pas pareil... Un loubard m'interpelle pour une blague a moitie menacante, mais l'accent quebecois ruine sa credibilite. Je me retiens neanmoins de sourire.

Quant a moi, je dois retrouver Mel et Guillaume a midi. J'ai donc la matinee disponible pour voir la ville. Je trouve une carte et je pars voir ca. D'abord le quartier gay, a cote de la gare routiere. Il y a un drapeau a 6 couleurs sur chaque magasin (un argument marketing autant qu'un manifeste, j'ai l'impression). Il y  a aussi des pubs pour les premiers jeux olympiques gays, les Outgames, qui se tiennent a Montreal. Je m'interroge quant a l'efficacite de ces jeux pour l'integration des homos et le combat contre la discrimination.

Je me dirige vers le Vieux Montreal. Des vieilles batisses cotoient quelques immeubles Art Deco.

Je prend mon ptit dej, et continue mon errance. Contrairement aux villes ontariennes, il y a beaucoup de gens qui vivent dans la rue et qui font la manche.
J'arrive au Centre Ville, avec ses buildings. Ici, les rues sont vides. Aucun magasins, que des bureaux...


Les eglises, fort nombreuses, contrastent avec les tours de verre et de marbre.

Je trouve une rue un peu plus animee. J'achete un journal francais et m'installe dans un parc pour une lecture au soleil. 
Je trouve aussi un bouquin Assimil pour apprendre le russe tout seul, ce qui me motive extremement en prevision de voyages en Russie et en Asie Centrale...
Je me dirige vers la station de metro ou je dois retrouver Mel, venue de Quebec ou elle est en stage.. Le guichetier n'a pas envie de me faire payer mon trajet : "c'est pour moi !". Tres bien, c'est peu etre la greve ? Je retrouve Melanie. Elle non plus n'a pas paye, au contraire des gens avant elle. L'hypothese d'un guichetier francophile est adoptee. Nous arrivons chez Guillaume, qui apres son annee de DNO a Toulouse et un stage de viti, est en vacances chez lui pour quelques semaines.
Il nous emmene au marche Jean Talon, a cote de chez lui. Nous y mangeons un sandwich, et nous balladons un peu dans l'endroit. Il y a foule. Sous des halles, des producteurs vendent leurs legumes. Des musiciens de rue animent la chose.
Guillaume nous emmene dans un magasin de fromages. il y a 2 fromages francais, 2 fromages italiens, et une soixantaine de fromages quebecois. Attention, pas du cheddar sans gout ou de l'ersatz de mozzarella, du vrai fromage! La vendeuse nous fait gouter des choses qui s'averent etre tres bonnes, et nous repartons avec quatres petits troces. Nous investissons aussi dans une bouteille d'hydromel (en faisant confiance a notre oenologue de guide) et dans du pain appetissant. Est-on toujours au Canada ??

Nous rentrons deposer notre recolte et allons nous promener dans le quartier de la rue Laurier. Nous trainons a la terrasse d'un cafe, et buvons un cafe equitable-bio. Guillaume et sa soeur (ils vivent en colloc) semblent tres concernes par le bio et l'equitable. Cette engagement semble partage par nombre de quebecois a en croire l'offre, ici ou au marche.

Nous rentrons manger. Le repas salade-fromage-hydromel est tres rejouissant. Tout cela s'avere tres bon!
Et c'est parti pour la soiree : tour des bars. La biere est une specialite quebecoise : ici, elles sont plutot bonnes, et il y a pas mal de brasseries artisanales (encore une difference avec l'Ontario). le Cheval Blanc et l'Amere a Boire d'abord, deux bars a bieres. Puis le St Elizabeth et sa terrasse entouree de 3 etages de murs de briques et de lierres. Les Foufounes Electriques, un bar rock and roll, assez alternatif; nous ne pouvons pas acceder a l'etage ou il y a un spectacle. Nous finissons au St Sulpice, sur une terrasse en hauteur, a admirer les buildings...

Le lendemain, petit dejeuner aux croissants et chocolatines (Note-aux-Nordistes : chocolatine etant le terme officiel au Quebec) qui fait plaisir.... et qui depayse au pays des muffins et des donuts.
Nous partons ensuite pour le Mont Royal, que les Montrealais appellent la montagne. De loin, elle parait plutot colline que montagne... mais je comprends vite. Guillaume nous emmene au sommet a travers bois. Il y a bien des chemins en pente douce, mais on va quand meme pas perdre du temps sur les routes a touristes ! Nous nous attaquons donc a des parois de terre abruptes et plutot pas facile a grimper. En haut, la vue sur Montreal est en effet impressionante..
Les buildings, bien sur, et aussi des clochers partout. Montreal est la ville aux cents clochers, selon Guillaume.

En bas du Mont Royal, un rendez vous de percussionniste s'improvise - comme tout les jours. Pres d'une statue, il y a des centaines de personnes : des joueurs de percu, des gens en transe qui dansent a cote, et moult personnes posees dans l'herbe a profiter du truc. On voit de tout : des punks et des rastas, des ados, des couples en pique-nique, des familles... Quiconque a envie de jammer est le bienvenu.
L'ambiance est assez incroyable!

Nous passons le reste du dimanche a errer dans les rues. Montreal est une ville tres verte. Il y a des arbres partout..
Et arrive l'heure du depart pour Melanie. Quant a moi, Totov est dans la ville, ce dimanche soir. Il m'avait donne rendez vous par mail, mais je l'ai lu une fois l'heure depassee... Je vais partir a sa  recherche.
Je parcours le Vieux Montreal, en allant voir l'auberge ou il aurait pu aller. Infructueux. Je me promene aussi au Port sur le Saint Laurent. Je ne le trouve pas, mais je regarde les batiments delabres... Les ports et les friches industrielles m'interessent beaucoup par leur rudesse et leur delabrement qui les rendent presque belles...

Je laisse un message a Totov pour lui fixer un rendez vous et lui donner l'heure du bus que je vais prendre.
J'en profite pour observer les quebecois. Ils traversent au bonhomme rouge, ils parlent fort. Au fast food, un mec met du temps a commander (beaucoup de temps, en fait). Les types derriere le chambrent et se foutent de sa gueule ouvertement ! "Eh mon chum, c'est un fast food!", "pour ma part je prendrai le burger 1 avec le fromage du 3 et aussi la sauce du 4, et un melange du lait brasse vanille et ....". Impensable en Ontario, ou l'on ne s'adresse aux autres qu'avec respect, ou, plus souvent, pas du tout. On se croierait a Toulouse..
Les Quebecois sont franchement different des Canadiens anglophones. Et ne se sentent pas vraiment Canadiens, a en croire Guillaume. L'independance de la nation quebecoise ne serait qu'une question de temps. En tout cas, le desamour entre les deux nations canadiennes est reel.

Je vais donc a la gare de bus et commence la queue... Et Christophe arrive. Je prendrai le prochain!
Nous partons dans un bar et il me raconte sa semaine quebecoise. Sa route l'a mene a Ottawa et chez des paysans quebecois, puis chez un mec qui l'a accueilli quelques jours. Lui aussi, le Quebec l'a re-payse... Il prendra le bateau dans quelques jours, sur un cargo allemand, pour rentrer a la maison. C'est cool de le voir la...!

Je ne peux plus differer mon depart, et prends le dernier bus de nuit, ou dormir n'est pas si facile. J'entame ma journee de boulot en suivant, c'est pas du gateau.

Voila pour l'Est !

Et le Nord ? C'est pour demain. A l'aube, je partirai avec deux thesards de l'universite, Carrie et Kevan, pour les abords du Lac Nipigon, dans la foret boreale... soit a 1500 km et a 18 heures de route. C'est la :

Je vais bosser une semaine avec eux, pour des echantillons d'eau, de branches et de lichens. Un sombre histoire de fixation d'azote par la couronne des arbres. Lichens ou bacteries ?
Les experiences me motivent moins que la decouverte de l'hostile foret boreale. Hostile par les insectes (mouches noires, moustiques et autres frappes-a-bords), la temperature imprevisible et l'absence de vent. Aujourdhui on m'a presente ma bombe a ours, du piment de cayenne en spray a pulveriser sur le mus de mon agresseur, et aussi ma bug-jacket (proche d'une tenue d'apiculteur) et mon telephone satellite. Neanmoins, la perspective d'une semaine dans la foret preservee, et peut etre des aurores boreales, me rejouissent...

Bon, il faudrait que je pense a preparer mon depart. Je vous salue !
Par Fernand - Publié dans : fernando
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Jeudi 10 août 2006 4 10 08 2006 18:34
Samedi soir, donc, me voila a l'arret de bus a attendre Christophe.
Il est parti de Calgary il y a trois mois et depuis, decouvre le Canada a son rythme.

Les retrouvailles sont chaleureuses. Je ne l'ai pas vu depuis un an. Je suis presente a Anne.
Nous rentrons chez moi, mangeons un morceaux et discutons un peu. Ma chambre n'est pas luxueuse, surtout qu'ils dormiront sur la moquette. Mais apres 3 mois de tente et de camping sur les galets des plages du Lac Superieur, ils ont l'air satisfait!

Le lendemain, grasse mat. Un mec qui a pris Totov en stop lui a affirme que Guelph est une jolie petite ville, au fond d'une vallee verdoyante au fond de laquelle coule une riante riviere. Et meme que Guelph est une ville riche en histoire. Totov veut donc verifier par lui meme, malgre mes avertissements!
Nous trainons dans l'Universite, au stade, puis marchons jusqu'au Downtown en traversant la "vallee". La riviere ne nous impressionne pas, mais nous restons un peu pres du kiosque et comparons ses mensurations a celles de son glorieux cousin.

Nous allons ensuite voir la cathedrale (une copie de celle de Cologne), qui est malheureusement fermee. Nous dissertons sur le parvis, Totov et Anne racontant leurs dernieres aventures.

Nous rentrons,  et, pendant que nous preparons le repas, ma proprietaire parait remarquer leur presence. En ajoutant hypocritement qu'elle n'etait pas prevenue (ce qui etait faux). Nous allons manger dehors, et je reviens pour lui parler - nous avons bien senti qu'il y avait un malaise.
J'apprends donc que la presence de mes invites l'empeche de dormir a cause du stress. Cette nuit, ca ira, mais demain ils devront partir. Incroyable. Nous n'avons meme pas fait
Nouvelle aussitot transmise a Totov. Malgre ma tristesse de le mettre a la porte de chez moi, je dois obeir... Totov restera donc a Toronto demain.

Car c'est la ou nous allons le lendemain.
un curieux Robin

Nous tentons de monter admirer la vue depuis les etages superieurs des plus hauts buildings. Peine perdue, ce lundi est ferie, et les banques ne travaillent pas. Les ascenseurs sont donc desactives ou, dans le meilleurs des cas, les bureaux sont ferme et nous restons sur le palier. Dommage, ca sentait le bon plan.

Nous bloquons sur une pub. Ces Canadiens sont vraiment pragmatiques...

Nous allons passer l'apres midi sur les plages, et nous nous promenons au centre ville.
Nous mangeons sur le patio de l'auberge de jeunesse un menu typique en essayant de refaire le monde. Mais le DJ essaie de nous empecher avec ses mixs bruyants. Nous nous arrachons avant le debut de la soiree quizz.

Totov me raccompagne a la gare de bus. Nous nous verrons peut etre a Montreal le week end prochain, ou plus probablement dans un an, en France. L'ete prochain promet de nous voir voyager ensemble. Nous partageons visiblement la meme vision du voyage : lent, qui se merite, et ou la route compte autant que la destination.

Totov n'a pas change. Le doute est toujours sa religion : dans une discussion avec lui, rien n'est acquis, tout est a demontrer, a definir. Et toujours ses reves d'aventures et de ski extreme, qu'il s'efforce de rendre realite.
Son experience canadienne semble assez proche de la mienne. Il a mis 5 mois avant d'avoir des potes canadiens, c'est a dire les voir quand il n'est pas oblige, et faire des choses interessantes avec eux. Le peuple canadien semble assez homogene, dans sa culture et son amour de l'ordre, du confort et des signes exterieurs de richesse.

A Guelph, je bosse donc depuis mardi sur une vieille machine qui me fait un peu peur. C'est un spectroanalyseur d'absorption atomique. On vaporise une solution dans une flamme et on regarde l'absorbance... Et ce qui me fait peur c'est justement la flamme et la bombone d'acetylene. Je bataille pas mal, car les resultats ne semblent pas etre correle lineairement a la concentration, sauf sur les petites concentrations. Ce qui implique que je vais devoir diluer mes 800 echantillons... Arrrrgghhhh...

Parmi les activites qui ont rythme ma semaine, j'ai ete joue au volley hier. Ils jouaient tellement mal que je me suis demande si les regles etaient les memes qu'en France : passes accidentelles, 2 joueurs au filet et 4 derriere,...

Aujourd'hui, apres le boulot, j'ai ete au barbecue du Departement de Biologie Environnementale. Ca se passait au kiosque du parc. Chacun payait un petit peu pour la bouffe et les boissons (mais mon maitre de stage nous a invite). Jusque la ca me rappelle quelque chose.
Debut des hostilites a 16h. Et c'est parti pour le diner. Un diner typiquement canadien puisqu'il s'agissait de hambourgeois, arrose de "root beer" (un soda indescriptible, au gout entre le bubble gum et le bain de bouche). Ca me fait un peu mal de manger mon repas du soir a 17h, mais puisqu'il en est ainsi...

Des gens jouent au frisbee, aux anneaux, a un simulacre de petanque (PJ : ca ressemble a un apero de sup'). La rumeur court qu'il y a quelques annees, c'etait biere a volonte et qu'ils avaient fait un degat...
Je rencontre Paul, un post doc francais. Il sort de l'Agro Montpellier et bosse sur l'evolution de la foret boreale avec le rechauffement climatique. Incroyable de rencontrer un autre Agro ici...
Le barbecue se termine tot, a 18h, c'est l'heure de rentrer.

Quant a moi, je prepare mon week end a Montreal. Je vais voir Mel et Guillaume, qui sera a domicile et nous fera decouvrir sa ville et ses compatriotes a l'accent rigolo.

Bon, allez, parce que je vous aime bien, voila un Message a Caractere Informatif.
 
 
Ca n'a absolument rien a voir, ni avec moi, ni avec le Canada, mais c'est vraiment tres interessant.

Je vous salue !

Par Fernand - Publié dans : fernando
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Mardi 8 août 2006 2 08 08 2006 23:58

Apres le marche de St Jacobs samedi dernier, j'ai continue le week end en compagnie des purpanais. Je suis allé avec eux au cinéma dimanche après midi.
Auparavant, le matin, j'avais eu la mauvaise surprise de ne pas retrouver mon vélo que j'avais laisse dans le jardin de ma proprio, contre la maison, la roue attachée au cadre... Aucune trace. Mon vélo ne valait pas grand chose, a tout les points de vue... Mais dans un pays aussi sur, ou la plupart des gens laissent la porte de leur maison ouverte, même quand ils ne sont pas la, ca fait enrager !

Bref, j'emprunte le vélo de ma proprio, et je retrouve mes copains français au Downtown. Nous allons au cinéma en bus, parce que le cinéma de Guelph est vraiment loin de la ville!
Nous arrivons avec un peu d'avance au cinéma Galaxy - Go Big.
Dedans, première surprise. On achète son billet à un des quatre fast food établis dans le cinéma. Mmm, bien sur, tous les gens ont des hots dogs, des seau de pop corn, des verres d'un litre de coca.
Dans la salle, une demi-heure de pub. Une pub sur deux consiste à filmer de la bouffe en très gros plan (au choix : hot dog, pizza, soda...), ce qui est franchement écœurant au bout d'un moment. C'est du matraquage, les mêmes pubs passent deux ou trois fois chacune. Mais puisqu'il faut accorder des minutes de cerveau disponibles aux marchands de gras et de sucres... allons-y.
Le film (Pirates des Caraïbes) est dur à suivre. Les dialogues ne sont pas très accessibles pour les français que nous sommes. L'accent "pirate", les tournures de phrases, le vocabulaire marinoflibustier, ce n’est pas facile facile! A la sortie, une seule conclusion : il faudra que je revoie ce film avec des sous-titres.

La semaine se passe doucement.
Mercredi, ma proprio retrouve mon vélo chez le voisin d'en face. Joie ! Soulagement ! Liberte et fleurs !
Au boulot, je fais enfin tourner la machine infernale deux jours d'affilée, et tant qu'elle est lancée, je reste jusqu'a temps de finir toutes mes mesures (jusqu'a 22h)... Et j'en suis donc débarrassé.

Vendredi, un long week end s'annonce puisque je n'ai presque pas de boulot et que le lundi sera férie : Civic Holiday. Je finis le taf à 12h... Trois jours et demi libres, c'est l'occasion idéale d'un TRIP EN VELO ! (rire diabolique)
A 140 km a vol d'oiseau au nord de Guelph, il y a le Lac Huron et la Péninsule de Bruce... Il parait que c'est joli. Allons-y.

D'abord, les préparatifs. Le loueur de vélo n'a pas de vélo intéressant pour moi. Il faudra faire avec ma chose. Puisqu'il en est ainsi, je lui achète un porte bagage, une chambre à air, et deux outils essentiels. Je fais le tour des magasins pour me fournir en carte, tendeurs, nourriture de base. Je fais un paquetage léger, et je prends la route.

La sortie de Guelph était un peu pénible, j'arrive quand même assez vite sur des petites routes. Elles sont parfois goudronnées, parfois non. Le probleme c'est que toutes ces petites routes sont le quadrillage des township et que comme tout bon quadrillage, elle sont soit sur un axe Est-Ouest (Sideroads), soit sur un axe Nord-Sud (Lines). Et moi, mon intention est d’aller au Nord Ouest.

"Bon, pas grave, je vais perdre du temps mais la route principale, ca n'est pas intéressant", me disais-je. Et je me souviens de la chanson : "quand il ya des routes rien ne vaut les chemins". Et quand la traduction de Sideroad est «Chemin de Traverse », il n’y a pas à hésiter.

Me voila à l’aventure. La campagne est monotone. Il y a une ferme tous les 300 mètres, avec du mais (beaucoup), du soja, du blé et quelques vaches.
Conditions difficiles, du faux plat tout le temps et un vent consistant... pleine face bien sur.

Une route est fermee. Pfff, c'est aux voitures qu'on ferme les routes ! Plus loin, je comprend. Le pont n'a pas l'air solide... Si il est solide pour les elans et les sangliers, je devrais bien passer. C'est le cas.

Devant moi, la route m'appartient. Pas totalement : un renard traverse au loin. Des oiseaux batifolent sur le bitume.

Mais le mais succede au mais. Même les boites aux lettres sont monotones. Dans la région, la moitie des gens s'appellent Martin. Et un tiers s’appelle Shoemaker. La consanguinité doit être assez massive ici !!
Les gens qui tondent les pelouses devant les fermes sont habilles comme des amish, cela a peut être une incidence. Un panneau annonce des caleches sur la route. Je fremis du danger, mais cela ne m'arrete pas


De temps en temps ma survie exige un sprint pour échapper aux chiens des fermes qui m'en veulent amèrement d'aller sur deux roues. Ca casse la monotonie, au moins…
Mon vélo n'est pas top, je le sens bien... Les roues sont voilées et frottent un peu les freins, la chaine racle le dérailleur... Pourvu que ca ne casse pas.

Le soleil ras projette mon ombre sur les champs, je suis seul sur les pistes... Le voyage m'offre quand meme de bons moments

Je fais cinquante kilomètres, et je trouve un spot sympa pres d'une piste, au bord d’une mare. Il y a même une table en bois et aucune ferme a proximité immédiate. Plutôt rare dans ce pays ou les seuls endroits potables pour camper (c'est à dire tout ce qui n'est ni route, ni foret drue, ni champ), c'est la pelouse des maisons.

 

Je monte ma tente, je commence mon repas à la table. Un quad fait voler la poussière sur la piste. Qui vient troubler mon repas ?? Le propriétaire des lieux, visiblement... Le premier contact n’est pas bon : c’est interdit de camper ici, je dois donc dégager fissa. Je la joue mine basse, mais je parle un peu. Il commence à s’intéresser un peu : qui suis-je ? D’où viens-je ? J’ai trouve par hasard, au moins ? Finalement, il est amadoue, et me laisse m’installer a la condition que je sois parti le lendemain matin. Une condition que n’est pas si problématique… Tout va bien !


La nuit se passe. Je ne dors pas si bien : les grenouilles sont en train de retourner la mare, et font un gros dégât. A en croire les bruits de la nuit, il y a de l’animal dans les parages la nuit. Ma tente a un douloureux problème de condensation (j'avais oublie une sardine, la tension des tissus n’était pas suffisante pour la trappe-a-respiration).
Bon, je dors tant bien que mal… et voila l’aube.


Je décolle à 8h du mat, la vie est belle. Le vent est tombe, il fait bon. Mais je n'ai plus une goutte d'eau restant de mes 3 litres. Le paysage est un peu monotone, quand même, et vu que je n'ai fait qu’une infime partie de la route qui me sépare du Lac, je commence à avoir un doute. Ca ne s’annonce pas très bien, quand même…

Un détour pour aller a la ville voisine, Drayton, et j'arrive devant un restau. Je rentre: tous les yeux braques sur moi ("hi folks"...). Je n'ai pas l’air local, en effet, avec ma gueule barbue, mon sac a dos et ma nuit de camping sauvage bien en évidence.
C'est l'archétype du café américain, j’ai l’impression. Quelques tables avec des banquettes, une serveuse enrobée qui va d'une table a l'autre avec sa cafetière, une odeur de bacon... Le village est apparemment réputé pour son festival de théâtre; des troupes de passages ont signe des cadres sur les murs.

Un café, des œufs bacon avec des toast et des fritasses, seront un petit déjeuner consistant. Et reconstitue mon moral (et mon eau).


Je sors du bistro, une femme, la cinquantaine bien tassée, vient encore me parler quand elle voit mon vélo et mon paquetage. Encore, car c’est la quatrième personne à venir me parler… Plus longtemps cette fois. C’est une évidence : les Canadiens sont sympas, et ont le premier contact facile.

De façon générale, des que je regarde la carte sur le bas cote, les voitures qui passent s'arrêtent et me propose de l’aide. Aller... Pareil quand je fais une pause, le vélo sur le bas cote, assis dans l’herbe à manger des raisins secs : beaucoup de voitures s’arrêtent pour s’enquérir de mon état et de mon besoin d’aide.
Ce n’est pas facile de lier amitié avec les Canadiens, mais décidément, ce sont des spécialistes du premier contact et de la disponibilité.


Je repars du village, je mouline, le paysage est franchement ennuyeux. Des fermes, du mais, des Holstein, et ca recommence.

J'écoute mon lecteur MP3 tellement j'en ai marre... Les routes empirent. Je roule 10 km sur une route en construction (= une couche de gravier épaisse de 5 cm), ce qui ne me fait pas beaucoup de bien.

 

Les routes toutes droites sont photogeniques mais lassantes. Et parfois rageante lorsqu'une colline ou un obstacle s'annoncent et que je suis oblige de l'attaquer de front... Cette civilisation ne connait pas le virage !

Au bout de 60 km sous le soleil, je croise la route 6 (la route directe et principale entre Guelph et Owen Sound). Bon, j'en ai marre, il est 14h, je fais une pause bouffe sur un parking, a l'ombre, et je considère un tant soit peu la situation géographique.
J'analyse la carte. L'endroit où je suis n'est qu'a 60 km de Guelph par la route principale susnommée.
Et moi, ca fait 10 heures que je roule depuis hier, sur des pistes de m#rde. J'ai du vraisemblablement parcourir 110 ou 120 km... Tout ca pour 60 km "utiles" ! Bouhou-ha !

 
J’hésite longtemps quant a la conduite qui s’impose. Les routes de traverses, il faut arrêter. Mais pour aller ou ? Continuer vers le lac, malgré le manque de temps devant moi, ou rentrer ?

Je n’aime pas abandonner, surtout en vélo. Mais l'idée de voir le voyage se terminer en vision des champs de mais, et quasi rien du Lac, ne m'enchante pas. Demi-tour.

Je prends donc la route principale, l'équivalent d;'une grosse route départementale en France, sur le bas cote. Je m'autorise une incursion dans la campagne par une piste qui ne me rallonge pas trop. Et reviens 10 km plus loin sur la route 6. Malgré la limitation a 80 km/h, la route n’est ni très rassurante, ni jolie.

Je suis de retour à Guelph en trois heures. C'est-à-dire trois fois moins de temps que les chemins de traverse…

 

J’ai l’impression que pour gouter des paysages varies au Canada, il faut faire de grosses distances. De très grosses… De mon incursion de presque 200 km dans la campagne, je n’aurai vu que le paysage « champ de mais et plaines agricoles ». Impressionnant.

Déception au bout du compte, donc, mais pas totale. C’était intéressant de voir la campagne canadienne, et ca m’a permis de rencontrer fugacement des Canadiens.

Et puis, de retour a Guelph ce samedi soir, je recois un e-mail de Totov. Mon collegue de prepa, apres une annee a la Fac de Calgary, parcours le Canada avec sa copine. Apres avoir traverse les Montagnes Rocheuses et rejoint le Pacifique a pied, apres un voyage a travers les Prairies en bus et en stop, apres une traversee d’une partie du Lac Superieur en kayak, il est a Toronto.


Je vais passer le reste de mon week end avec lui. Mais je vous le raconterai la prochaine fois.

Par Fernand - Publié dans : fernando
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