Images aléatoires

Origine controlée

Une carte avec toi dessus
Geo Visitors Map

Lundi 16 octobre 2006 1 16 10 2006 01:23

Avant de partir de Lima, nous avons eu l'occasion de faire une rencontre assez inattendue. Au petit dejeuner, un couple de francais passe a cote de moi, et se retourne vers mon polo ENSAT : "Ensat?? Carole, promo 99!". Apres une petite discussion, nous partons prendre notre bus pour Pisco, a une grosse centaine de kilometres de la, sur la cote.

Nous avons choisi un bus de classe economique. Nous sommes parmi les seuls touristes, puisque il faut croire que les autres choississent les classes plus cheres, plus rapides... et moins typiques. Notre bus s'arrete partout, il n'a pas d'arret precis. A chaque bourgade, des vendeurs ambulants montent dans le bus pour proposer boissons, cacahuetes, verres de gelatina..

La route - la Panamericaine - trace a travers le desert. Le ciel est gris, le sable est terne...

De temps en temps, au milieu de nulle part, on rencontre un espece de bidonville aux maisons tres espacees entre elles. Des abris de migrants en route vers Lima, parait il. Dans de rares vallees ou un rio coule, des villages poussiereux et deglingues se sont construits. Et les gens y essayent de faire sortir quelque chose des sables. Plus loin, ce sont des dizaines de cages en grillage, saturees de volailles.

Nous arrivons a Pisco. Mais cette ville, avec tous ces agents de tourisme et ces rabatteurs de restaurants, nous opprime un peu. Nous partons bien vite en combi vers Paracas, un village de pecheurs voisin, situe a l'entree d'un parc national marin.

 Le village est tranquille. Après Lima, la promenade et les quelques gargottes, le port avec ses barques de pecheurs et ses pelicans, reposent.

Nous trouvons un type, sur le port, qui nous propose de nous faire faire un tour le lendemain en bateau, au large, voir les iles Ballestas. Ces iles sont peuplees de millions d'oiseaux (et d'autres bordels), et sont exploitees de temps en temps pour le guano. Le gars est assez coinvaincant, on risque pas grand chose puisque on paye apres la ballade. Et puisque il n'y a pas d'autre moyen d'aller voir ces iles que de prendre un bateau de touristes...

En fait, c'est une sacree magouille en vue. Le lendemain donc, nous retrouvons le type a l'heure du depart. Il y a plein de groupes qui embarquent. Nous restons a deux, a attendre quelque chose. Quoi ? Qui? Un minibus s'arrete (plein ou presque), nous nous faisons une place dedans. Surprise : l'ensatienne de Lima est dedans. Elle est passee par une agence et a deja payé. Bon, on se pose quelques questions, mais ce n'est pas le cas du proprio du bateau qui nous fait embarquer comme les autres.

Depuis le batal, nous passons devant le Candelabre, un gigantesque geoglyphe due a une civilisation préinca, qui suscite beaucoup d'interrogation quand a son utilité.

Les iles elles meme sont envahies d'oiseaux divers. Mouettes, cormorans, sarcelles (?), vautours, pélicans, pingouins de Humboldt...

Tout ca chie abondamment, et on comprend pourquoi la couche de guano au debut de l'exploitation atteignait 30 m d'epaisseur. 80 personnes vont regulierement sur l'ile pour le ramasser. Nous faisons modestement notre part du travail depuis le bateau.

Il y a aussi des lions de mer, qui font les larves sur les rochers. Une plage en est couverte (de lions de mers), si bien que pour bouger, les bestioles se rampent dessus.

Au retour du bateau, nous rencontrons le type du port et le payons. Il doit etre de meche avec le conducteur du minibus...

La prochaine étape est Ica, via la ville voisine de Pisco. Sur la route, nous observons les tentatives de cultiver le désert (paprika, coton, cactus nopal,...). Un type laboure son champs avec une mule. Un autre, a la pelle (on lui souhaite bien du courage).
Plus loin, de grosses exploitations accueillent des camions d'ouvriers qui attendent devant les portes. Celles ci doivent irriguer abondamment, et ont du matos en quantité. Certaines vont meme jusqu'a cultiver des arbres fruitiers..
Pres d'Ica, les terres sont un peu plus fertiles, et on y cultive la vigne (pour elaborer le fameux Pisco) : on y reviendra.

Ica est situee au milieu du desert et des dunes. A quelques kilometres, une oasis : Huacachina. C'est la que nous allons.

L'oasis est un lieu assez touristique, mais les touristes sont principalement peruviens. Sa presence sur les billets de 50 soles y est peut etre pour quelque chose.

L'absence de toit dans la salle de bains de l'hotel permet d'affirmer qu'il ne pleut pas souvent ici...

Un sport extreme peut s'y pratiquer : le sandboard (descente de dune en snowboard).
J'ai testé pour vous. Beaucoup (trop) de parametres influent sur la glisse (waxage de la planche, pente,..). Ce qui fait que soit ca glisse trop ("aaaaahh on peut pas tourner - SBAF"), soit ca glisse pas. Interessant. Un vrai divertissement, d'après Orianne.


Le lendemain, nous partons voir une exploitation de Pisco. Minute viticole : le pisco est une eau de vie blanche obtenue par distillation du vin de la region (cepage Quebranta), absolument pas vieillie. Ca arrache un peu pur, aussi les peruviens le boivent il avec du citron, de la glace pilee et du blanc d'oeuf (Pisco Sour) - et c'est bien meilleur.

A l'origine et jusqu'il n'y a pas longtemps, le jus de raisin fermentait en jarres au soleil,

Le Christ veillait sur la distillation (et sa croix agrementée de symboles plus ou moins paiens - Lune, fleurs, tete de mort, echelles),

et les vignes etaient taillees en pergola. Des champs de haricots entre les parcelles s'occupaient d'attirer les parasites du coin hors des vignes.

Aujourd'hui, on taille en vigne basse, on n'ecrase au pied que lors de la fete du Pisco, et on fermente en cuve d'acier. L'eau de vie est reposee 2 mois en cuve (metal, toujours), et vendue jeune. Les techniques se modernisent a grande vitesse, donc... Et les Peruviens se battent contre les chiliens pour l'appellation Pisco, a grand renforts de publicites : "le champagne est fait en France, dans une region appellee Champagne ; La tequila est faite au Mexique, dans la ville de Tequila ; et le Pisco ??".

 Puis, dans Ica, je rencontre une merveille de la nature : un chien sans poil peruvien.

Le bus pour Nazca est encore un bus economique. Outre les fenetres qui laissent passer le vent, il permet de visionner un flim de kung fu captivant et au doublage desastreux (meme a TV ENSAT, en faisant expres, j'ai fait un doublage aussi affreux)... puis des clips latinos de deuxieme serie, tous pareils. Au choix, un crooner a moustache chante une chanson d'amour-caliente devant deux boudins en maillot de bain. Ou un crooner a moustache et son orchestre interpretent une chanson d'amour-avec-des-fleurs. Ca envoie du pélican.

Nazca ! L'attrait principal de cette ville, ce sont ses lignes et ses dessins traces dans la pampa il y a un ou deux milliers d'annees... Mais puisque nous arrivons trop tard pour se joindre a un groupe et survoler les lignes avec un petit avion, nous allons y rester plus longtemps et decouvrir un peu plus que les lignes.
La ville est plutot agreable. Le centre ville est assez neuf et propre. Sans doute a cause du seisme, qui, dix ans plus tot, a rasé la ville... Et les gens sont assez cools et sympas avec les gringos - le seul revenu de la ville. Comme partout au Perou, les murs revetent des tons rouges et bleus...

Le soir, nous nous rendons a une "lecture" des lignes. Explication : les lignes ont ete decouvertes et etudiees (pendant 47 ans!) par une mathematicienne allemanoperuvienne, Maria Reiche. C'est grace a elle que les lignes sont connues dans le monde entier... Tout dans la ville ou presque porte son nom, mais bien souvent pour se faire de l'argent dessus.
Une de ses collaboratrices, Viktoria Nikitzki, a repris le travail. Essentiellement, continuer les recherches, et accumuler les demarches pour proteger les lignes. Le soir, elle recoit qui le veut chez elle pour parler des lignes et proposer des explications.
Nous restons 2h30 avec elle, a parler des lignes et de l'ordre du monde. Resume sur les lignes : elles seraient un calendrier astronomique (pour les solstices et les equinoxes), d'une part. Et aussi, un marquage des eaux souterraines superficielles. Car bien que vivant dans une region ou il pleut 2 mm par an, les Nazcas n'avaient pas trop de problemes de ce cote la. Les trapezoides etaient donc un moyen de transmettre aux generations futures les zones ou l'on pouvait trouver de l'eau...
Viktoria Nikitzki est vraiment quelqu'un de pas banal... Une bonne chose d'avoir frappe chez elle...

Le survol des lignes le lendemain est impressionnant... Outre les dessins bien connus, la pampa est couverte de lignes de plusieurs kilometres de long, et de trapezes et de triangles. Les dessins d'animaux sont incroyables !!!! Ca vaut le coup de se mettre le bide en vrac (et un virage sur l'aile pour que tout le monde puisse bien voir, un !).

L'apres midi, des lors que la chaleur est devenue supportable, nous allons voir les aqueducs nazcas. Ces constructions souterraines (2000 ans) amenent l'eau depuis les Andes. Des dizaines de puits concentriques servent a recuperer l'eau des rares pluies et a les ajouter a l'aqueduc.

Les aqueducs sont encore en etat de marche. Ils ont resiste a deux millenaires de seismes et alimenent encore Nazca en eau. Vraiment, ces Nazcas etaient doues...

Plus loin, une montagne surplombe une pampa et d'autre geoglypes. Des hachures, et, plus loin, une spirale. A en croire Viktoria, les hachures signifient que la zone n'a pas d'eau superficielle. La spirale indique le meilleur endroit pour acceder a l'aquifere.


Nous prenons un bus de nuit pour Cuzco. 14 heures de route au milieu des Andes. Ce qui signifie, a la louche, 874 lacets, des dizaines de cols, et 13564 metres de denivelé... Heuresement, deux navets viennent enrichir ma culture potagere. Petit resumé. Dans le premier, un flic de NY tue une dizaine de ses collegues ripoux et fait une prise d'otage pour proteger un temoin que la mafia veut voir mort. Dans le deuxieme, un flic new yorkais tue une bonne quarantaine de malfrats pour faire la lumiere sur un meutre raciste et retrouver le temoin. Interessant. Comme dans chaque flim vu jusqu'a present dans les bus preruviens, la phrase "Vamos a pelear !" (on va se battre!) est essentielle pour la comprehesion. Mes tympans menacent de se dechirer a chaque kilometre, mais arrivent entier a Cuzco, 4300m, capitale de l'Empire Inca.

Premieres impressions : Cuzco est une ville magnifique. J'ai mal a la tete (mais le mate de coca paraissent efficace). Des murs incas, dans chaque rue, soutiennent des constructions coloniales. Les montagnes entourent la ville. Ca promet.


Par Fernand - Publié dans : fernando
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Samedi 14 octobre 2006 6 14 10 2006 02:32

Les premiers pas au Pérou sont pleins de découverte...


A l'aréoport, ca a deja commencé fort. Mon avion - rempli de canadiens qui se demandaient les uns les autres "quand faites vous le chemin de l'Inca?" et essayaient de prononcer les versions espagnoles de bacon et poulet frit - arrivait a une heure et demie du mat'. Au passage de la douane, le portique magique qui decide aleratoirement si on va avoir droit a une fouille des sacs m'attribue le rouge : fouille. Les douaniers regardent mon sac, se marrent, et m'en dispensent en se foutant doucement de ma gueule...
Nickel, j'ai l'air pouilleux.
Le questionnaire, dans un autre style que le formulaire etatsunien, interdisait l'entree dans le pays de toute production etrangere portant le nom Pisco. Explication : le Chili et le Perou se disputent l'origine de leurs deux alcools nationaux, le Pisco, une eau de vie de raisin. Et ca cree des tensions..
Dans l'aerogare, malgre l'heure, des dizaines de chauffeurs de taxi, guides touristiques, cambistes... essaient d'attirer des clients. Je negocie rapidement et plutot pietrement avec un chauffeur. Marche conclu... et on attend qu'un mec lui amene une voiture, absolument pas banalisee comme un taxi, malgre son badge de chauffeur de taxi officiel. C'est parti pour le centre historique. On s'arrete dix metres plus loin, devant un groupes de types installees sur un trottoir. Le chauffeur achete 3 clopes, en negociant. Prochain arret, la station service, ou, apres negociation, l'essence est trop chere pour lui.
Enfin, nous roulons. Nous traversons des rues pas bien grandes, au milieu de maisons a moitie construites. C'est pas tout a fait des bidonvilles, mais presque. Les murs sont tous peints de magnifiques annonces publicitaires "vote pour Jose Diaz Acre - ton voisin", "Pedrito - tu le connais, maire 2007". Quelques groupes types louchent attendent un truc sur le trottoir. Il y a un ralentisseur tout les 50 m. Ca ne parait pas etre la route directe pour le centre ville ! Mais d'apres ce que j'ai vu du plan de Lima, c'est a peu pres la route, alors je ne pose pas de questions... Et puis, il se signe devant toutes les eglises que l'on croise, alors...
L'arrivee dans le centre historique est difficile a voir. Ca sent toujours autant la misère, il y a toujours les groupes de ladrones... J'arrive a l'hotel, parfait, il y a bien une reservation. Des canadiens joviaux arrivent en meme temps que moi, payent leur taxi trois fois plus cher, non, je ne fais pas le chemin de l'inca vers le machu pichu, non, je n'ai pas de billet de retour (quel bonheur..). Et je retrouve Orianne. Ma montre sonne. Ca va 24 heures que je suis debout.


Les deux jours suivants sont consacrés a la decouverte de Lima.
La premiere impression est réele. Le centre historique est pauvre et délabré. Les demarcheurs de restaurants, cartes de Lima, tatouage,... sont presque aussi present que les flics. Et puis, c'est plutot joli... Les batiments sont tres colores (jaune surtout), sauf les eglises qui ne sont pas plus sobres, puisque les facades sont d'un baroque touffu.

La place d'armes est un endroit interessant et beau. Le palais du gouvernement sur un cote, la cathedrale sur un autre, et enfin des superbes batisses jaunes avec des balcons en bois.

Sur la dite place d'Armes, la police est partout. Il ya un canon a eau dans un coin de la place, au cas ou. Et un blindé pas trop loin. De temps en temps, le matin, la police evacue la place. Il ya pas mal de manifs dans Lima, et les flics n'ont pas trop l'intention de laisser les choses s'emballer. Et il ya trop de gringos sur la place pour ne pas surveiller.

Le reste du centrew historique a de l'allure.

On a aussi fait un tour hors du centre historique, dans un secteur a l'abandon du vieux Lima. Courte, la promenade. Ce n'etait pas dangereux, plutot indecent, de trainer dans un quartier ou les gens galerent autant...
On s'est rendu compte de la realite de Lima en montant sur la "montagne" qui surplombe la ville. Les pueblos jovenes - les similibidonvilles - entourent le centre historique, et grimpent a l'assaut des collines. Les endroits ou je peux aller sans probleme sont donc l'infime minorité. Dommage.

Lima est etablie dans une region etrange. C'est le desert, il ne tombe quasi jamais d'eau. Mais une brume grise, la garua, flotte sur la cite en permanence, si bien qu'on ne voit pas le soleil. Et la brume de pollution s'y ajoute pour boucher un peu plus l'horizon.

Nous sommes aussi allés dans le quartier de Miraflores, sur les conseils de quelques personnes. La, c'est different. Les batiments sont modernes, et ultraproteges par des clotures electriques et des gardes devant les maisons. C'est un des quartiers riches, donc, et il borde l'Océan. Les falaises grises le surplombent. Les gens se garent sur la plage, et c'est pas vraiment l'affluence.

Enfin, l'art est assez surprenant. Les tableaux des eglises melent les classiques de la foi catholiques avec des incongruites.
D'abord, les conquistadores n'ont pas hesité a se representer. Un tableau d'un type ressemblant fortement a Jesus se faisant decapiter, a cote de la chapelle de Pizarro (decapité, aussi), ca fait bizarre.
Une creche avec des rois mages portant des casques de conquistadores, idem.

Ensuite, les elements de la foi Inca sont discretement representees. Des vierges triangulaires, pour les montagnes... Des fleurs sur tous les tableaux, pour representer la nature.

Autre fait bizarre : dans une eglise, des tableaux a la gloire d'un saint recent etaient gribouilles de demandes de miracles. Le panneau "n'ecrivez pas sur les tableaux, c'est un manque d'education", est un des plus inattendus que j'ai vu.

Enfin, 10 nuevos soles pour celui qui me donnera une interpretation de cette sculpture.

Et deux photos pour finir..


Maintenant, je suis parti de Lima. Nous avons mis le cap plein sud, a travers le desert cotier. Hier Paracas, aujourd'hui Ica, demain Nazca. C'est beaucoup mieux que Lima !

Par Fernand - Publié dans : fernando
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Jeudi 12 octobre 2006 4 12 10 2006 05:12

Il y a d'enormes bug, a chaque fois que je mets larticle a jour, une partie est suprrimee...


Allez donc voir l'album photo pour voir la fin de mon trip au canada...


 


 

et maintenant ??


Je suis a Lima depuis mardi.


Recit bientot !!


Par Fernand - Publié dans : fernando
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Mercredi 11 octobre 2006 3 11 10 2006 04:01

Me voila de retour de deux semaines de road trip a travers les rocheuses et sur la cote pacifique, a l'extreme ouest du Canada... Deux semaines magiques. Je n?ai pas beaucoup de temps pour tout raconter. Je m?exprimerai donc surtout en photos?

















 

 

Vendredi 22 septembre









 









Ma demie journee de boulot passe vite. Velo vendu, collegues salues, plus de clefs dans les poches? et me voila dans le bus pour Toronto, premiere etape de mon voyage vers l?Ouest.

 

Je traine un peu au centre ville, dans le centre financier, en regardant la foule des gens en costard quittant le boulot. Des vaches en bronze dans le patio du Stock Exchange n?arrivent pas a rendre la scene bucolique.

 









 









Un pochoir sur le trottoir me rappelle que je n?ai toujours pas vu de Mountie. Existent-ils vraiment ??

 









 









Et je pars pour les docks, pour assister au concert de Bad Religion. Le coin est un peu glauque, un peu en friche, mais la vue sur Downtown est belle.

 









 









Au concert, je retrouve une foule heteroclite. Des jeunes rebelles, des punks a chien, une jeune mere et son gosse a crete de 4 ans, des buveurs de biere bedonnants? La salle est grande, supermoderne, surequipee. Ca change pas mal des concerts de punks en Europe ! Les deux premieres parties n?apportent rien. Ca fait du bruit, ca gueule, le son est gras et mauvais.

Ca se termine enfin, et les Dropkicks Murphys arrivent sur scene. Le public est en delire, pour ma part, je decouvre un peu ce groupe qui m?a l?air Nord-Irlandais, d?apres ce que je comprends des paroles. C?est pas mal, surtout quand un des gars sort une cornemuse. A la fin, le groupe laisse monter des dizaines de groupies sur scenes, c?est le bordel, mais c?est marrant.

 

 









 









Bizarrement, la scene a beaucoup souffert, et Bad Religion n?arrive qu?apres quelques reparations. Ca envoie du steack !! Apres 20 ans de scene, ils sont toujours aussi bons.

 









 

 









Une blague avec un mug geant Tim Hortons, un appel a aller voter, quelques chansons mythiques, et c?est la fin. Le chanteur joue quelques trucs en acoustique, seul, un rappel, et je suis dehors.

 









Les grattes ciels de Downtown, de l?autre cote de la baie, prete a la reverie.

 









 









Bon, faut que je rentre a la gare routiere, ou j?ai laissé mes affaires en consigne, avant d?aller a l?aeroport. Rentrer a pied, a travers la zone, me parait long et dangereux. Je demande innocemment a deux gars a l?air sympa comment rentrer en bus, et hop, me voila dans leur voiture. Le passager est décalqué, le conducteur est plus clair, mais il se perd dans Toronto. J?arrive a la gare routiere apres la fermeture, et je dois implorer le veilleur de nuit pour prendre mes sacs. Nickel, vite, le metro. Le bus. Et j?arrive dans l?aeroport desert pour y passer le reste de la nuit, comme un schlem, par terre...

 









 









 









Samedi 23









 









Je prend mon avion pour Edmonton, traverse la moitie du Canada, et, 4h plus tard, atterrit dans les Prairies.

 









C?est plat, il n?y a pas beaucoup d?arbres. Les magasins au bord de la Highway vendent du matos de forage, alors que le chauffeur du bus explique a un passager que la province de l?Alberta a plus de petrole que l?Arabie Saoudite. Je comprend vite pourquoi la province est la plus riche du Canada.

 









Le centre ville d?Edmonton est plutot beau. Les tours ont de l?allure. Et il n?y a personne dans les rues. On est samedi, personne ne travaille, et ici, le centre ville n?a l?air de ne servir qu?a ca.

 









 









 









 









Je prend mon bus pour Jasper, apres avoir fait un brin de toilette et constaté que j?etais en pays cowboy : une santiag traine dans un coin, et un mec arbore un Stetson dans aucun probleme dans la gare routiere?

 

 








Entre Edmonton et Jasper, je traverse un paysage mi prairie, mi foret boreale?

 









 









Cinq heures plus tard, les Rocheuses sont vue. Les sommets sont tres enneiges, et tres aceres, et les vallees sont tres larges.

 

 









 









 









Je retrouve Claire et Claire a Jasper, a la sortie du bus. Je decouvre leur splendide et poussiereuse Ford Taurus, qui m?emmenera en road trip pendant deux semaines et la recette du filet mignon en croute d?avoine. Un B&B nous accueille pour la nuit?

 









Dimanche 24









 









Une grasse matinee plus tard, nous allons voir Jasper, une petite ville au centre d?un parc national immense ; et sa voie ferree ou les trains de marchandises passent en continu?

 









 









De Jasper, nous comptons rejoindre Vancouver, a l?Ouest sur le Pacifique. Nous avons une semaine pour faire la route jusqu?au nouveau lieu de stage de Claire et Claire, donc beaucoup d?arrets, de detours et de traineries en vue.

 









Premiere d?entre elles : une petite rando a Miette.

 









 









Grande Claire se retrouve face a un Mule Deer,

 









 









Pause dans la neige

 









 









La vallee

 









 









J?imaginais les Rocheuses un peu moins rocheuses.

 









 









Les sources d?eau chaude sentent, selon les gens, l'oeuf dur, ou le soufre.

 









 









Le soleil se couche sur les bouleaux, les trembles et les sapins.

 











Nous bravons les grizzlys et dormons en camping, sous les etoiles.

 

  








Lundi 25









 









Nous partons dans la matinee pour la vallee Maligne.

 









 









Nous rencontrons des mouflons sur la route pour la premiere fois, et arrivons au lac Medecine.

 









 









Son nom vient des indiens qui attribuaient a un sorcier sa disparition pendant les mois d?hiver. >Fin novembre, il n?en reste plus grand-chose?.

 









 









Le Lac Maligne est un endroit sympa, qui se prete bien au piquenique.

 







 




Sur la route du retour, nous tombons nez a nez avec un troupeau de mouflons.  Paradoxalement, c'est sur la route que l'on voit les animaux...  


 

   








 









Mardi 26

 








Nous partons de Jasper le matin, direction Lake Louise, pour une des plus belles routes du monde, a en croire les autochtones...

 









On voit decidement beaucoup de choses sur la route, puisque nous croisons un magnifique Wapiti.

 

 















Et des touristes qui n?ont pas lu les panneaux.

 

 








 


Notre chemin croise celui des chutes Athabasca

 









 









Et une autre vallee si large et plate que la route ne fait aucun virage?.

 


 

   








Nous allons voir le glacier Columbia. Les glaces grises et sales nous impressionnent par leur recent recul et par leur destination : selon les versants, les eaux du glacier vont rejoindre l?Atlantique, le Pacifique ou l?Arctique?

 









 









Nous passons de l?autre cote du col, dans le parc national de Banff.

 









 









Une mini rando nous amene au Lac Peyto. La couleur est incroyable.

 









 









Et nous arrivons a Lake Louise. Le bucolique camping est encercle de barriere electrique anti ours. Ca rassure...

 










 





 









Mercredi 27









 









Nous allons randonner autour de Lake Louise.

 



 

 






Nous montons au Lac Agnes. L?etage des melezes, jaunes eclatants, fait presque mal aux yeux.

 









 









Le lac Agnes est un miroir

 









 









 









La descente vers Lake Louise revele la couleur du lac : turquoise. Les lacs des Rocheuses sont vraiment surprenants.

 









 









Et son kitchissime et horrible « château »

 









 









 









Nous partons, au soir, vers Golden. Un ours s?affaire au loin sur la voie ferree. Ours noir, grizzly, il est trop loin pour etre sur de quoique ce soit.

 








  image grossie 1658 fois









 









 

















Jeudi 28









 









Deux mouflons nous reveillent

 









 









Nous pqrtons donc, direction Glaciers National Park et Revelstoke.

 









Nous croisons le reste du troupeau un peu plus haut.

 









 









Glaciers National park est vite traversé.

 









 









Nous allons ensuite randonner a Revelstoke. Dans la montee en lacets, un bruit de bulle nous inquiete?

 









 









Avant de decouvrir que la gourde est responsable des bruits bizarres a cause de la pression. Bon, avoir peur pour rien, c'est fait.

 









En haut, la vue est belle. Le parc lui-même n?est pas transcendant, apres une traversee des Rocheuses, s?entend?

 








 Nous quittons donc les montagnes. Nous arrivons dans la Vallee de l?Okanagan, plus basse, plus seche.

 

Nous nous arretons a Enderby. Un repas burger dans un dinner typique, une nuit en motel, nous reposerons des efforts passes.

 









 









Vendredi 29









 









La vallee de l?Okanagan n?en est pas vraiment une (vallee). Le lac occupe tout le fond. Sur les flancs, poussent des pinedes, des vergers et des vignes. C?est sec, tres sec, et ca ne ressemble a rien de ce que j?ai vu au Canada.

 









 









 









Nous gouterons le vin du coin dans deux winery, une « familiale », et une tres guindee, tres poudre aux yeux. Le vin n?est pas extraordinaire.

 









La region n?est pas transcendante. Ultratouristique? ultra artificielle, avec ses motels par centaines, ses villes assez peu esthetiques. Nous apprecierons quand meme ses marchands de fruits.

 









 









Samedi 30









 









Nous quittons cette vallee, et continuons la route vers l?Ouest.

 











Nous passons la journee dans le Parc de Manning. Il y a des forets, des eboulis moussus,? et peut etre des chutes d?eau.

 









 









 









Dimanche 1er octobre









 









Nous touchons presque au but. Nous sommes a 200 km de Maple Ridge, dans la banlieue de Vancouver, ou Claire et Claire passeront leurs trois prochains mois?

 









Nous trouvons Hope sur notre route. Cette ville est autant connue par son tournage de Rambo 1 que par ses statues de bois taillees a la tronconneuses (bluffantes).

 









 

 Je me sentais une forme d'enfer, dans la peau de Rambo.








Nous arrivons a Maple Ridge. La nouvelle maison de Claire et Claire est ancienne et n?a pas l?air solide. Elle est en bois, est peinte en rouge et a un toit en toles. Elle est cachee dans la foret experimentale, sous un grand chataignier. On se croierait sous les tropiques? Si ce n?est que les ours et les cougars abondent dans les environs.

 









Un bon repas, enfin, et une nuit dans un lit marquent la fin du road trip?

 









Lundi 2 octobre









 









Fin toute provisoire puisque, apres une grasse matinee, nous partons a Vancouver. Le panneau d'entree de la ville annonce Vancouver, ville sans armes nucleaires. Ah, ca fait plaisir !

 

 

Nous rejoignons Marc, ancien ensatien et neo ensariens, qui fait son stage a l?Aquarium de Vancouver.

 

 C?est la que nous le retrouvons. Il rentre de plonger, et n?a pas fini le travail, alors nous nous promenons dans l?aquarium. Les dauphins, les loutres et les belougas m?impressionnent plus que les poissons. On ne dira jamais assez comment une loutre, c?est tres drole.





 

 





Apres tant de poissons observes, nous allons manger. Des sushis !! A volonté...

 









Mardi 3 octobre







 

Au reveil, j?initie Claire et Claire au petit dejeuner Tim Hortons. Le chocolat est salé, comme d?hab, mais les muffins compensent.

 

Et selon une technique desormais eprouvee, nous montons dans un gratte ciel. Hop, l?ascenceur, hop, le dernier et 35eme etage... La premiere secretaire n?est pas commode, mais celle du 34eme nous prete sans probleme une fenetre.





 

 





 

 

Vive le Canada, ou monter dans une tour voir le paysage est a la portee de n?importe qui !!

 

Vancouver est batie dans un site vraiment joli, entre les montagnes, sur une presque ile. Les buldings sont nombreux, tres nombreux, et sont de taille assez homogene (100-150 m). AUcun ne domine la ville ou n'a d architecture particulireement admirable.

 

Les Asiatiques constituent la majorite des habitant de la ville, si bien que les inscriptions des magasins sont souvent en chinois ou en vietnamien. Certains habitants, comme le fils de la proprio de marc, ne parlent pas un mot d'anglais tant les communautes sont nombreuses et autarciques.

 

 

 

 On cite souvent Vancouver (au Canada) comme une ville ou le developpement durable est une realite.  Mouais, ca soaute pas au yeux. Les bus sont alimentes par des catenaires (ca n en fait pas des tramways pour autant, puisqu ils peuvent changer de file). Et il y a des voies speciales pour les coivoiturages et les voitures remplies, pour encourager a la diminution du traffic. Cest une super idee.

Au dela de ca, pas plus d'ecologie qu'ailleurs au Canada. Tout est fait pour la voiture...









Nous nous promenons vite fait sur le port et sur l?hydraviodrome,

 









 











Et avec Ptite Claire, partons tous les deux vers l?ile de Vancouver, derniere terre canadienne a l?ouest, pour un voyage de plusieurs jours?

 









Le ferry, d?abord, revele Vanciouver sur sa presque ile.

De l?autre cote, nous trouvons Nanaimo, ou nous resterons pour la nuit dans un hotel de routard assez etrange, ou nous etions plus chez quelqu?un que dans une auberge de jeunesse.

 










 

Mercredi 4






 




Notre route nous mene a Cathedral Grove, une foret ancienne aux arbres geants. La foret d?ici est une foret pluviale, en raison des trombes d?eau qui s?abattent dessus toute l?annee. La luxuriance est presque tropicale.

 







 


 



 


A Port Alberni, nous pique niquons sur le port. La piste sur l?autre cote du fjord fait lever la poussiere? Des animaux etranges apparaissent dans les eaux. Un badaud affirme que ce sont des lions de mer.

 

 

 

 


 


 


 


 




Et les toilettes du restaurant du port ne sont pas utilisables par tout le monde (ahaha).

 






   


Nous continuons vers la cote occidentale de l?ile, vers Ucluelet.

 







 


 




Et nous y arrivons. Le soleil se couche sur la plage, ses troncs echoues et ses algues geantes.

 

 

Par Fernand - Publié dans : fernando
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Vendredi 22 septembre 2006 5 22 09 2006 19:19
Aujourd'hui était ma derniere journee a Guelph!

Le bilan est tres bon. Certes, mon stage a plus été un taf d'opérateur labo qu'autre chose, et je me suis souvent ennuyé. Certes, la vie a Guelph l'été n'est pas trépidante... Mais quand meme, c'etait assez mythique d'habiter la 3 mois et de decouvrir le Canada en y vivant. J'ai pu bien decouvrir la région et les alentours (cf carte). J'ai vu les deux visages du Canada. Ses villes immenses, betonnees et verticales. Et ses paysages identiques a perte de vue, ses distances, sa nature sauvage. Du bon, du très bon...

J'ai donc salué mes collègues, rendu mon travail et fait mon sac. Qu'il est lourd, d'ailleurs... Il va falloir que je me débarasse de pas mal de choses si je veux avoir mon sac sur le dos jusqu'en décembre.

Dans l'immediat, pour moi, c'est un voyage jusqu'aux Rocheuses et jusqu'au Pacifique (cf carte). Ensuite, ce sera le Perou et le Chili avec Orianne, sur la route, la ou les vents nous porteront.



A bientot, pour la suite de mon périple...
Par Fernand - Publié dans : fernando
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