Images aléatoires

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Origine controlée

Une carte avec toi dessus
Geo Visitors Map

Samedi 30 décembre 2006 6 30 12 2006 02:07
C'est incroyable qu'il y ait des gens qui prennent la peine de venir me lire. J'ai donc décidé d'arreter les divagations inutiles et de parler enfin de choses serieuses.

La premiere d'entre elle, c'est le monoxyde de dihydrogène. J'ai eu la revelation de ce scandale il y a peu. Laissez moi vous en dire plus : cette molecule est un composé chimique incolore et inodore extremement dangereuse. Elle est tres repandue et est un constituant de milliers de substances toxiques, menacant l'homme et l'environnement.
Chaque année, on attribue au monoxyde de dihydrogène des milliers de morts et des millions et des millions de pesos de dégâts aux constructions et à l'environnement. Parmi les périls du monoxyde de dihydrogène on peut citer:
  • des décès dûs à l'inhalation accidentelle, même en faibles quantités.
  • L'exposition prolongée à sa forme solide entraîne des dommages graves des tissus.
  • L'ingestion en quantités excessives donne lieu à un certain nombre d'effets secondaires désagréables, bien que ne mettant pas habituellement en cause le pronostic vital.
  • Le monoxyde de dihydrogène est un constituant majeur des pluies acides.
  • Sous forme gazeuse, il peut causer des brûlures graves.
  • Il contribue à l'érosion des sols.
  • Il entraîne la corrosion et l'oxydation de nombreux métaux.
  • La contamination de dispositifs électriques entraîne souvent des court-circuits.
  • Son exposition diminution l'efficacité des freins automobiles.
  • A été trouvé dans des biopsies de tumeurs et lésions pré-cancéreuses.
  • Est souvent associé aux cyclones mortels
  • Des variations de température du monoxyde de dihydrogène sont soupçonnées de contribuer au phénomène climatique El Niño.
Vous serez peut-être surpris de découvrir dans quels produits le monoxyde de dihydrogène est utilisé, sans qu'il en soit fait mention, pour une raison ou une autre, dans les exposés publics sur les dangers encourus par nos familles et amis. Parmi ces emplois alarmants on le trouve:
  • comme additif à certains produit alimentaires, dont les repas en pot et les préparations pour bébés, et même dans de nombreux jus de fruits prétendument «entièrement naturels»
  • dans des shampoings, crèmes à raser, déodorants, et bien d'autres produits d'hygiène,
  • dans des produits de bain moussants destinés aux enfants,
  • en tant que conservateur dans les rayons de fruits et légumes frais des surfaces alimentaires,
  • dans la production de bières de toutes les grandes marques,
  • dans la plupart du cafe
  • dans les sodas et autres boissons consommes en masse par dela le monde.
  • on en pulverise des quantites incroyables sur les fruits et les legumes pour les rendre plus attrayants.
Un etre humain moyen absorbe jusqu'a 2 kg de monoxyde de dihydrogene chaque jour.

Si vous vous sentez concernés et que vous voulez agir, vous pouvez aller voir ce site web qui fait le point sur les connaissances actuelles et tente d'obtenir l'annulation du produit.



Si ce plaidoyer pour le sort de l'humanité et l'environnement a changé votre vie, vous a fait arreter la drogue, que vous regardez Johnny Hallyday d'une autre oreille, et que vous voulez desormais sauver le monde, vous pouvez aussi :
- signer le pacte ecologique ICI (en esperant que Nicolas Hulot ne se presente pas aux elections)
- regarder "Une verité qui derange", le film qui fout les jetons sur le rechauffement climatique, ICI
- mesurer votre empreinte ecologique ICI



D'autres choses encore plus grave. Ce matin, dans le trouble du demi sommeil, aux heures floues des metamorphose en poisson et des gens qui me parlent en francais, m'est remonté a l'esprit l'existence d'aspirateurs sans sac. SANS SAC, m'avez vous bien compris ?!
Cette invention me perturbe au plus haut point et je crois bien que j'en ai perdu le sommeil.
Que devient la poussiere une fois aspiree ?
Il est exclu qu'elle soit rejetee dans l'atmosphere, auquel cas l'appareil ne remplirait pas sa fonction et ne serait pas un aspirateur. Mais je ne peux tout simplement pas croire qu'elle disparaisse dans le neant. Si c'etait le cas, cet aspirateur ne serait pas juste un aspirateur mais bien un generateur d'anti-matiere. Auquel cas l'humanité s'est probablement faite infiltrée par des venusiens rebelles, et  franchement, nous avons du souci a nous faire.



Malgré toutes ces questions d'une gravité extreme (facilement 27,8 m/s2) issus de mon cerveau perturbé, je vous souhaite de bien feter la nouvelle année. Je pourrais facilement m'interroger sur le fait de feter quelque chose qui n'existe pas encore, plutot que de celebrer la fin d'une annee de progres et de bonheur a l'echelle mondiale, mais je vois d'ici votre perplexité. Un jour, peut etre. Moi, je vais reflechir sur la geometrie des triangles cèles (ceux qui ont un coté egal).

   

Par Fernand - Publié dans : fernando
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Lundi 25 décembre 2006 1 25 12 2006 19:09
Depuis mon week end argentin, les vacances d'été ont bien approché. Sur mes 6 collocs, 5 sont partis. Rebecca et Katie ont fini leur semestre ici et quittent l'Uruguay. Ferran, Lucie et Francois partent pour les vacances : les premiers chez eux, le dernier en vadrouille en Patagonie. Dommage, je commencais a bien m'entendre avec eux. Mais je commencais aussi a beaucoup parler francais...
Je reste donc avec Julienne, l'australo-uruguayenne. Je la connais moins bien que la plupart de ceux qui sont partis.

Au taf, j'avance vite avec mes photo-interpretations. J'ai eu une revelation avec le stereocope. C'est un machin avec des lentilles, sous lequel on prend deux photos aeriennes prises avec un tres leger temps de decalage. Une partie de la photo represente donc la meme chose vue d'un angle different. Et, avec l'engin infernal et beaucoup d'entrainement, on arrive a voir une image en relief. J'ai mis 3 jours a essayer sans rien voir. Et puis, la revelation : les collines et les lits de rivieres, les pentes et les arbres plus grands qui ressortent des forets... C'est vraiment tres joli. Accessoirement, ca permet de delimiter les cretes, les lits de rivieres, les zones d'inondations, etc. En un mot, les endroits ou les sols seront sans doute differents.
Je pense que je vais etre pres assez vite pour une premiere campagne de terrain. Tant mieux!

Vendredi soir, il y a eu les Einstein de Palo a la fac (les Einstein en bois), des recompenses factices de la meme famille que les Vaches d'Or ensatiennes. L'occasion de toutes sortes de festivités, notamment un buffet de pizzas avec une armee de pizzaiolo qui agissaient en direct. Et une soiree assez sympa, dans le hall de la fac. J'ai pu encore une fois me rendre compte que tout le monde se connait dans cette ville.

Puis ca a ete le week end de Noel. Je suis resté a Montevideo. Malgré les efforts du sapin de la plaza del Entrevero, impossible de me persuader que c'est bien Noel. Et donc de l'interet de feter ca. Sans hiver et sans famille a retrouver, sans cadeaux et sans foie gras, il ne reste plus rien si ce n'est le jour de congé !


Je me suis donc promené en ville.


A 100 m de chez moi, une eglise et le port en arriere fond.


Sur la Rambla, un tag : "La justicia hablo, Bordaberry preso". Ca fait reference au dictateur du debut des annees 80, qui, après quelques annees de tergiversations et d'interpretations des lois d'amnistie, a été emprisonné il y a quelques semaines.


En face, le squelette rouillé d'une cuve géante. Je trouve cette chose très belle.


Ca a beau etre Noel, il reste interdit de detruire les picks up avec ce que l'on trouve a portée de main.



Dans la rue, il n' y a presque pas de voiture. Beaucoup de gens font des barbecues comment ils peuvent, souvent a meme le trottoir. Certains font griller des demies carcasses...

Et puis c'est la folie des pétards. Des gros, qui font beaucoup de bruits. C'est une passion quotidienne, mais pour Noel, ca devient incroyable!



A minuit, beaucoup, beaucoup plus de detonations. Plus seulement dans la rue, mais a gauche, a droite, au dessus... Sur le balcon, je me rend compte que tous les voisis tirent des feux d'artifice, depuis leur terrasse ou depuis la rue. Ca eclate de toute part. Jolie facon de feter le 25 decembre...





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Et joyeux Noel a vous.
Par Fernand - Publié dans : fernando
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Dimanche 24 décembre 2006 7 24 12 2006 18:36
Le week end dernier, je suis allé a Buenos Aires voir Orianne et Fabien. Et me rendre compte par moi meme de la veracité de ce que l'on m'avait dit a Montevideo a propos des nuits de Buenos Aires.

Je suis arrivé le vendredi soir en bateau. Orianne et Fabien n'etaient pas encore de retour d'une conference a Mar del Plata. Trois de leurs potes m'ont amené a un concert, ou ils devaient nous rejoindre. J'arrive donc au Luna Park, une immense salle de concert, et j'apprends que le groupe s'appelle Babasonicos. Je fais un peu connaissance avec Bernado, de Lisbonne; John, de Cornouailles; et Vanina, de Buenos Aires. Le concert démarre. Le chanteur est plus kitch que Claude Francois. Le groupe joue des chansons que Kyo ne renierait pas. Le public est majoritairement constitué de gamines qui sortent leurs telephones portables et braillent dans les aigus des que le chanteur s'approche. Bref, j'ai peur. Enfin, ca se termine. Fabien et Orianne arrivent pour les deux dernieres chansons (les veinards).
Nous allons bafrer des pates dans un bar, ou Orianne et moi essayons a tout prix de trouver une substance qui pourrait s'approcher d'un sirop-pour-mettre-dans-la-biere. Le coulis de fraise n'est pas convaincant. La liqueur de dulce de leche non plus. C'est un echec. Il faudra donc attendre quelques mois encore pour boire un demi-caramel ou un demi-fraise.
Bernardo et Vanina veulent aller en boite. J'explique ma vision des choses extremement calmement a Fabien et Orianne : "pas de boite pour moi, surtout si c'est une boite electro...". Arguments sans effets. Bernardo a des entrees gratuites pour la dite boite. Vanina affirme que c'est probablement open-bar. Quelqu'un d'autre que c'est une boite de cumbia (musique colombienne). Je tourne peu a peu ma veste, surtout que je ne convainc personne avec mes idees de tournee des bars.
Arrivés la bas, je constate que la boite est une boite techno et ce n'est pas open bar.  La peste bovine !!
Heureusement, il y une salle avec des tables et des chaises, et parfois quelques chansons rock. Je discute avec Orianne et evite de perdre tout a fait ma soiree.

En rentrant a l'aube, je me rend compte de la difficulte a trouver un lit gratuit. Payant dans la residence de Fabien. Hors de question dans la pension d'Orianne. Je me rabat donc sur un lit a 30 pesos dans la chambre de Fabien.

Le lendemain, apres quelques heures de sommeil, nous allons passer l'apres midi dans le centre de Buenos Aires. Avec les memes protagonistes, plus deux argentines de Cordoba, qui ne prononcent presque pas leurs S, et sans sifflement.
Je commence a me rendre compte de l'inertie incroyable de ce groupe de potes : il faut une energie immense pour le faire bouger, et ensuite, impossible de modifier sa direction. Separement, ils sont tres sympathiques et de bonne compagnie. Ensemble, la desorganisation est telle qu'elle impose des tergiversations et des attentes pour des durees qui se comptent en heure. Heureusement que ce groupe joue a la bronchade et a la feve pour faire passer ces moments d'attente.
Ajouté aux interminables trajets en bus, en metro ou en taxi, il y a beaucoup de temps morts a Buenos Aires.

Nous allons donc dans le quartier de la Recoleta, a la Plaza Francia, ou se tient un marché d'artisanat, et ou, les jours frais, des artistes de rue ebaudissent la foule.
Aujourd'hui, pas d'artistes de rue. Il doit bien faire 45 degres a l'ombre. Une chaleur tres lourde, de surcroit. La seule occupation possible : boire un maté a l'ombre d'un arbre. Les Uruguayens m'avaient averti de l'heresie de la consommation de maté de l'autre cote du fleuve. J'approuve. Le maté que nous buvons est un téréré, c'est a dire un maté froid avec des glacons. Colo, la cebadora (celle qui sert le maté a l'assistance), pousse l'heresie a ajouter de la poudre de tang Orange avec l'eau froide. Ce que je bois est donc un jus d'orange chimique aromatisé a l'herbe a maté. En fin de compte, c'est plutot bon.



Fabien et Orianne m'avaient vanté l'excellence des glaces de Buenos Aires. Toujours a la pointe de la curiosité en ce domaine, j'ai experimenté et j'ai approuvé.

Je m'incruste dans un match de foot en salle avec les gens de la residence. Comme en Uruguay, le foot, c'est presque une religion.
Le soir, j'explique ma vision du deroulement de la soiree : bouffer des empanadas et prendre l'apero dans un parc, puis aller dans le quartier des bars. Tout se deroule pour le mieux, ou du moins la premiere etape : nous mangeons des empanadas. L'orage, la tempete, la fureur des elements celestes empeche toute autre initiative : pas de parc, pas de taxi disponible pour aller dans le quartier festif, pas de tournee des bars. Le champ des possibles se reduit donc a un repas sur le trottoir protegé de la pluie et d'une soiree tranquille dans un bar du coin.
Du coup, nous rentrons tot selon les criteres locaux : 5 h du mat.

Ma connaissance de la fete a Buenos Aires n'a pas beaucoup progressée. Pour le reste, j'ai passé quelques bons moments avec Fabien et Orianne, et j'ai pu me rendre compte que ma vision tres sectaire de la fete (celle qui se passe dehors et dans le maximum de bars, avec des chansons et de la descounere) diminuait enormement mes capacités a m'amuser partout.
J'ai aussi pu voir un peu de la vie a Buenos Aires. Personne ne dort. Moyenne des nuits : 4h. En semaine, les gens ne se couchent pas avant 2h. Le week end, la nuit n'est pas faite pour dormir. Fabien et Orianne ont pris le rythme. Pour ma part, je suis parti dans un etat zombiesque. La vie montevideane est beaucoup plus tardive que la vie europeene. Mais a Buenos Aires, on atteint des sommets.

Montevideo, avec son rythme un peu moins dement, et son etendue beaucoup plus vivable, me parait plus interessante. Ca y est, je deviens vieux et chauvin.


nb : desolé pour le manque de photo
Par Fernand - Publié dans : fernando
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Jeudi 14 décembre 2006 4 14 12 2006 03:15
... ou Montevideo vu du bus

Tous les jours, pour aller et revenir de la fac, je passe au minimum 1h30 dans le bus 113. Une heure et demie, c'est beaucoup trop, mais il n'y a pas vraiment le choix. Alors j'ouvre les yeux.
Je n'ai pas encore de velo et je n'ai pas pu explorer la ville bien loin de chez moi. Ce que je connais de Montevideo, c'est donc surtout ce bus. Pour l'instant. Mais cela vaut quand meme la peine d'etre raconté.

Je me leve quand je peux (mais tout de meme en debut de matinée). C'est un petit bonheur d'aller taffer sans etre reveillé par une sonnerie stridente.

Mon corps abluté, mon estomac dulcedeleché, il faut y aller.

Un dernier coup d'oeil au long couloir de ma colloc, tout en me demandant si j'ai 66 pesos sur moi pour le bus et le repas.

 

Je descends les 4 etages par l'escalier. Il y a bien un ascenseur. Mais ma fenetre donne sur la machinerie et m'a permis de douter sur la fiabilité de l'ensemble. En descendant, je pense un peu a la solidité approximative des immeubles. Surtout lorsque je passe devant les trous qu'occupaient les poutres du toit de l'immeuble voisin. "Occupaient", car le toit s'est effondré il y a quelques mois.

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Quelques cuadras plus loin, j'arrive a l'arret de bus, sur le Paseo 18 de Julio. C'est la principale avenue de la ville. Il y a du monde qui attend. Une dizaine de lignes s'arretent la.
En general, j'attends peu. Pendant ce temps la, je regarde l'animation. Ce matin, trois gamins des rues aux memes survetement et au meme crane rasé sont passés pres de l'arret. L'un a fouillé la poubelle, pendant que les deux autres collaient leur tete a la vitrine de jouets du supermarché. L'Uruguay est un pays riche, mais pas pour tout le monde. Et moi, j'ai le moral pour la journée.


Dans le bus, il n'y a pas grand monde. Souvent, je suis seul les premiers kilometres. Le bus grince et saute de partout.


Sur le paseo 18 de Julio, je jette toujours un oeil aux eglises evangelicas pentecostal. Ces lieux de cultes ressemblent a des cinemas. L'avantage, c'est qu'avec les portes vitrees, en regardant entre les vigiles, on peut voir ce qui se passe dedans. Il y a toujours plein de gens dedans, a toute heure de la journee. Pendant les offices, la foule est debout, chante et tape dans les mains pendant que le pretre joue de la guitare.
Il parait que ce sont des sectes bresiliennes. Je ne sais pas trop. Mais en tout cas, ici, ce qui est bizarre a souvent une aura bresilienne. Ou l'inverse.

(en petit : una iglesia con palabras y milagros de Jesus)


Passé le tunnel avec ses peintures de tickets de bus, je quitte le centre. Le quartier est animé et commercant. Il y a beaucoup d'etals en baches sur le trottoir, encore plus qu'en centre ville. Ces petits stands vendent un peu n'importe quoi : calebasse a maté, maillots et emblemes de foot, contrefacons de sacs...

Un panneau indique la temperature. Le plus souvent, meme a 9h, on depasse les 30 degres. Une chaleur lourde, avec l'humidité du río.
  
Puis, le bus quitte cette avenue animee pour entrer dans la banlieue. Nous passons une place immense et ses eucalyptus. L'odeur rentre par les fenetres grandes ouvertes. La place est calme, pour le moment. Cet apres midi, les gamins qui sortiront de l'ecole d'a coté feront exploser des pétards par dizaines.

Une zone de pavillons gris. Un des premiers me rend toujours attentifs. Le jardin est une attraction. Deux vrais moutons, un nain de jardin, une vieille voiture americaine rouillees se distinguent du lot de trucs sur la pelouse. Un peu plus loin, un mur me rappelle que Jesus m'aime et qu'il est le seigneur.

Avant la fac, les pavillons cedent la place a des grandes tours grises. Ce matin, c'est marché. Aux alentours du vrai marché, les habitants vendent leurs fonds de greniers a meme le trottoir.


Au milieu des tours, quelques espaces ou l'on a placé les choses essentielles a la vie en societé : des barbecues, et des terrains de foot.


Autour, c'est un peu la campagne. Il y a des terrains en friches, d'autre ou on a elevé des cages de foot. Au milieu de tout ca, on voit quelques chevaux brouter et, de temps en temps, fuir un chien ambitieux.

Enfin, la tour de 17 etages de la fac. Elle s'eleve un peu au milieu de nulle part, cette tour. Autrefois, a la place, on trouvait le centre de vacances de la communauté basque. (NB : je devance et contre toute blague sur le fait que ca reste un centre de vacances pour basques exilés)


Devant, il y a toujours pleins de groupes d'etudiants en train de boire du maté. Et cette semaine, dans le hall, je tombe face a un dinosaure anonyme.


14 etages d'ascenseur. J'ai envie de jouer avec les boutons lumineux, mais il y a toujours des gens que j'imagine trop serieux pour apprecier l'esthetique des numeros au milieu de leur carré de lumiere jaune.

Canicule oblige, la porte de secours au fond du couloir est ouverte pour essayer de faire courir l'air. La cage d'escalier ouvre son grillage sur le rio de la Plata et les bateaux, au loin.


En contrebas, un batiment tout neuf sur lequel, vendredi dernier, flottait le drapeau francais. C'est l'Institut Pasteur, tout juste inauguré.
 

Et c'est parti pour la journée.




Lundi, apres un week end a trainer ma paresse, j'ai passé une soirée sympa.
Un peu comme tous les lundis. Car lundi, c'est football avec mes collocs. On va jouer avec un groupe de musiciens uruguayens. Les europeens (3 francais, un anglais, un catalan) contre les locaux. Toujours les memes adversaires, c'est la garantie d'une bonne ambiance. Cette semaine, nous arrachons le match nul à quatre buts partout.

On a prolongé le match par une longue discussion, emaillée d'anecdotes sympas.
Bien sur, nous commencons par une discussion qui a du se repeter partout autour du monde:
"- Pinochet est mort!
 - Sans avoir ete jugé. Dommage...
 - Oui, mais quand meme, il est mort!".
Quelqu'un rapporte qu'a Santiago, ses copains ont feté ca. J'espere qu'ils ont aussi feté la tristesse de Tatcher.

Outre ces considerations, Andrew, l'anglais de Birmingham, nous a raconté que quand il etait gosse, on le forcait a jouer au rugby. Lui, il preferait le foot, mais il n'avait pas le droit. Il etait capable de bien jouer au rugby, alors il c'etait son devoir.  Il nous a aussi raconté en y croyant que les Ecossais mangeaient tellement mal qu'ils avaient un taux de mortalité de pays du Tiers Monde.
Un des uruguayens, lui, envisageait d'aller en Italie pour aller voir le village de ses ancetres. Ici, on dit en rigolant que les Mexicains descendent des Azteques, que les Peruviens descendent des Incas, et que les Uruguayens descendent des bateaux. Beaucoup sont monté en Italie.
Un autre annonce qu'il va partir vivre a Barcelone pendant quelques annees. L'exil en Espagne, decidement, ca fait rever beaucoup de monde en Amerique Latine. Pourtant, ici a Montevideo, la difference de niveau de vie est tres discrete.
Pablo, lui, nous montre la tour du stade voisin. C'est le stade Centenario, celui de la premiere coupe du monde. La construction du stade s'est terminée apres le tournoi.
Lundi prochain, on remet ca. Cette fois, en plus du match, on fera un asado (recette : un barbecue, des copains, du boeuf et du rouge et pas mal de temps devant soi).
Par Fernand - Publié dans : fernando
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Samedi 9 décembre 2006 6 09 12 2006 21:59

Le weekend dernier, j'ai retrouvé Orianne et Fabien à Colonia, la petite ville uruguayenne qui fait face a Buenos Aires, en m'empetrant dans le decalage horaire entre l'Uruguay et l'Argentine. C'est une situation geographique fort pratique pour obtenir un nouveau visa de touriste de 90 jours, et que l'on est en stage en Argentine... Heuresement pour moi, ce n'est pas le seul interet de la ville.

Autrefois, Colonia do Sacramento etait un avant poste portugais, qui servait essentiellement a faire de la contrebande avec l'Argentine. Contrairement a sa voisine de l'autre coté du fleuve, elle ne s'est pas enormement developpé. Et ses petites rues pavées sont restées en l'etat.

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La réunion au sommet des Ensatiens égarés au bord du Fleuve d'Argent a été tres tranquille. Beaucoup de contemplations, et encore plus de glaces au chocolat et dulce de leche.

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Des vieilles voitures trainent sur la chaussée. Il n'est pas rare de voir des voitures des annees 20 en circulation en Uruguay. Mais ici, c'est juste pour décorer des rues qui n'avaient rien demandé. Pourquoi pas...

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A la gare routiere, les adieux sont dechirants... Normalement, je devrais retrouver Orianne et Fabien samedi prochain, pour verifier la reputation des nuits porteñas.

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Ma semaine a Montevideo est vite passée.
Mon stage démarre bien. Je suis assez enthousiaste, pour la suite. Je commence a connaitre les autres etudiants du labo de géo, et je découvre peu a peu Montevideo.

J'ai pu voir une campagne interessante contre l'obésité,

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et une banderolle geante fixée sur l'ancien lycée francais.

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Le voisin du dessus a aussi fait une fete pour son anniversaire. Les relations de voisinages en general m'ont l'air assez chaleureuses par ici. Toujours est-il que ma collocation etait invitée et que le voisin a une jolie terrasse. Et que ma passion nocturne pour les terrasses persiste.

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Aujourd'hui, j'ai accompagné mes collegues dans une petite ville pres de Canelones, dans la campagne proche de Montevideo. Ils y ont presenté leur travail d'analyse de la région aux habitants. Ca sentait bon l'arrache, mais les gens du village ont apprecié et ont beaucoup discuté des problemes soulevés. Les recommandations sur la gestion integree du bassin versant n'ont pas eu beaucoup de succes, mais d'autres les rapports d'autres problemes ont fait reagir les gens et ont amorcé un debat. Notamment l'absence quasi totale de transports publics pour arriver et partir du village, ou l'eloignement du lycee, qui fait partir les jeunes de la region. La paternalisation de l'usine d'eau potable (qui alimente Montevideo) et emploie la plupart des habitants. Ou encore l'incapacité a organiser des activites sportives, malgré l'abondance de terrains : il faut dire que l'existence de 3 clubs pour 1030 habitants disperse beaucoup les forces et rend impossible l'organisation d'activités rassemblant plus de 4 personnes...
C'etait plutot interessant de voir cette capacité au débat. Il y a eu beaucoup de resolutions...

J'ai aussi été trainer dans la vieille ville de Montevideo au retour, toujours avec les etudiants de geo. Il se passait plein de choses. Un marché artisanal, des groupes de percus qui parcouraient les rues, et un gros spectacle de danse contemporaine a meme le bitume. La place de la culture dans la vie montevideenne m'etonne vraiment...

J'ai aussi été voir le mausolée d'Artigas, sur la place centrale, mais je n'en parlerai pas cette fois ci.
Par Fernand - Publié dans : fernando
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